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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 09:27

// PÉTITION - Interpellons les "sénaTUEURS d'abeilles" !

Les 3 & 4 mai dernier, la Commission du Développement Durable du Sénat a débattu du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité.

Tapis dans l’ombre de cette commission (dont les débats ne sont pas publics !), les sénateurs en ont profité pour supprimer toute interdiction des insecticides néonicotinoïdes.

  • Alors même que l’Assemblée nationale avait conditionné une éventuelle interdiction à un report de sa mise en œuvre à la date du 1er septembre 2018 (interdiction TROP tardive !) ;
  • Alors même qu’un amendement sénatorial proposait un nouveau report au 1er septembre 2022 (interdiction BIEN TROP tardive !!) ;

Les sénateurs de cette commission ont rejeté l’idée même d’une interdiction qui leur semble tout bonnement inenvisageable (INCROYABLE !!!).

Pourtant, un collectif d’associations et structures agricoles a démontré qu’une telle interdiction était non seulement possible (l’agriculture biologique est là pour le démontrer chaque jour !) mais qu’elle n’induisait pas de baisse des rendements.

Frappés de surdité démocratique, les « sénaTUEURS d’abeilles » doivent nous entendre !

  • 76 % des personnes interrogées indiquent soutenir l’idée d’une interdiction des insecticides néonicotinoïdes, d'après un sondage IFOP commandé par Agir pour l’Environnement.
  • Nous sommes déjà près de 140 000 signataires à avoir demandé l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes « tueurs d’abeilles ».

Soyons encore des dizaines de milliers à interpeller ces « sénaTUEURS d’abeilles ». La démocratie n’est rien sans les citoyens, donc sans nous !

A partir du 10 mai 2016, les sénateurs se réuniront en séance plénière pour réintroduire ou rejeter l’interdiction des insecticides tueurs d’abeilles.

Stop aux « sénaTUEURS d’abeilles », sauvons les abeilles, signez la pétition !

ou
http://neonicotinoides-senateurs.agirpourlenvironnement.org/


Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.★ - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Stéphen, Martin, Mickaël, Julie, Benjamin, Magali, Mathias et toute l'équipe d'Agir pour l'Environnement.
contact@agirpourlenvironnement.org
--
http://www.agirpourlenvironnement.org
http://www.facebook.com/association.agirpourlenvironnement
http://www.twitter.com/APEnvironnement

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27 mars 2016 7 27 /03 /mars /2016 11:00

RELAIS DE PRODUCTEURS

Mardi 29 mars de 17h30 à 19h30 : apéro de lancement.
Inscription et commandes en ligne : http://app.cagette.net/group/353

Comme d'habitude à la ménagerie, chacun amène quelque chose à partager.
Nombre des producteurs engagés seront présents, venez les rencontrer.
Certains vous proposeront une dégustation de leurs produits !

Ce sera aussi la première livraison (ensuite ce sera tous les mardis de 17h30 à 19h30). Le site de commande est ouvert, vous avez jusqu'à dimanche soir 20h pour faire vos courses (sauf pour les caissettes de porc à réserver avant le mardi 22 à minuit).

Diffusez ce lien autour de vous, le site est ouvert à tous.

Mais au fait, c'est quoi ce relais ?
Ça fonctionne commen
t ?

C'est la consommation locale version M27, le circuit court qui manquait à votre assiette !

L'alimentation de votre quotidien (légumes, pain, œufs, viandes, produits laitiers, pâtes, etc.) fraîche, locale et qualitative, proposée par une dizaine de petits producteurs.

> La Ménagerie prend en charge l'organisation et les frais associés. Les bonnes volontés sont les bienvenues pour aider lors des livraisons.
Pour soutenir cette initiative et l'association en général, vous pouvez faire un don ou adhérer en cliquant ici.
> Les producteurs travaillent au plus près de vos demandes pour offrir la meilleure fraîcheur au meilleur prix (aucune commission, aucun frais facturés aux producteurs). Certains seront présents pour un mini-marché, les autres livreront selon les commandes.
> Vous commandez ce que vous voulez chaque semaine et vous réglez directement aux producteurs lors de la livraison (par chèque de préférence ; les commandes non annulées avant la clôture seront livrées et doivent donc être réglées). Sauf autre indication sur le site, les commandes sont clôturées le dimanche à 20h pour une livraison le mardi suivant.

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 16:35

Cette ferme se trouve à Beurizot en Côte d’Or (21),

on y élève des charolais, ses animaux sont nourris avec les fourrages et les céréales de celle-ci, sans antibiotiques, sans vaccins, sans produits chimiques, sans OGM.

pour en savoir plus, allez donc sur http://www.la-ferme-de-lignieres.com/

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 11:16

«Les Cartels du lait»: Le Foll, ministre sous influence

PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART

En juillet dernier, le ministre de l’agriculture a cédé au lobby agroalimentaire en faisant pression sur sa collègue de la santé Marisol Touraine contre le projet d’étiquetage nutritionnel préconisé par ses services. Un livre Les Cartels du lait dévoile les courriers et les notes internes des lobbyistes de l’industrie. Lire la suite

Qui a donc tenu la main du ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll ? Un membre de son cabinet ? Un directeur de l’administration centrale chargé de l’agroalimentaire ? Ou encore quelqu’un d’autre ? Le 8 juillet 2015, Stéphane Le Foll décide de s’opposer par écrit au projet d’étiquetage nutritionnel que sa collègue et ministre de la santé Marisol Touraine défend depuis plus d’un an. Une étiquette faite d’une gamme de cinq couleurs, qui pourrait classer en rouge les produits à plus faible valeur nutritionnelle. Stéphane Le Foll, qui n’a aucune responsabilité ni compétence en matière de santé publique, rejoint ainsi la stratégie d’une puissante organisation professionnelle qui s’oppose pied à pied aux projets de prévention nutritionnelle de la ministre de la santé : l’Ania (Association nationale des industries alimentaires).

Basée boulevard Malesherbes à Paris, l’Ania réunit les patrons des plus importants groupes laitiers de l’Hexagone : Antoine Fiévet, PDG du groupe Bel, Olivier Delamea, directeur général de Danone produits frais, Michel Nalet, directeur des relations extérieures du groupe Lactalis, Jean-Paul Torris, directeur général délégué de Savencia (ex-Bongrain), Richard Girardot, PDG de Nestlé France, et Frédéric Rostand, directeur général du géant coopératif Sodiaal. De 2004 à 2013, l’Ania a eu à sa tête l’ancien DGRH de Danone, Jean-René Buisson, connu comme le « porte-flingue » de la famille Riboud. Chargé de la fermeture des usines du groupe – Kanterbräu, Kronenbourg, Lu… – ce dirigeant musclé se souvenait d’avoir appris « à mener une compagnie de CRS au talkie-walkie », tandis que des salariés écrasaient symboliquement des buissons avec des camions devant les usines. En 2013, Buisson a été remplacé par un patron de PME, fabricant d’ingrédients pour la meunerie et la boulangerie, Jean-Philippe Girard. Mais la ligne de l’Ania est restée la même : inflexible.

Dans une synthèse du mois de septembre, l’Ania se fixe plusieurs objectifs : « Pas d’interdiction de la publicité enfants. Pas d’interdiction des promotions. Pas d’élargissement de l’interdiction des distributeurs automatiques (hôpitaux, administrations…). »

L’Ania se mobilise aussi pour influencer le Programme national de prévention nutrition santé (PNNS), en vue de « faire passer » leurs « positions aux administrations concernées » et « aux membres du comité de pilotage du PNNS » pour « obtenir des nouveaux repères et messages sanitaires non stigmatisants ».

Le sujet qui fâche l’industrie reste le projet d’étiquetage nutritionnel qui va découler de la loi sur la modernisation du système de santé défendue par Marisol Touraine. L’article 5 du projet de loi vise à créer une « déclaration nutritionnelle obligatoire »,« accompagnée d’une présentation », « au moyen de graphiques ou symboles sur la face avant des emballages » pour faciliter « l’information du consommateur et l’aider à choisir en toute connaissance de cause » – conformément au règlement européen UE 1169/2011 (règlement Inco) concernant l’information du consommateur sur les denrées alimentaires. Or, jusqu’à aujourd’hui la ministre de la santé retient la préconisation du professeur Serge Hercberg, épidémiologiste de la nutrition, et coordinateur, depuis 2001, des programmes de prévention nutritionnelle, qui propose d’installer un code à cinq couleurs, dit 5-C, en classant, par des pastilles allant du vert au rouge, les produits alimentaires selon leur qualité nutritionnelle – définie par une formule et un calcul établissant un score. Mais elle s’inscrit aussi dans un processus réglementaire européen qui rend obligatoire, d’ici au 13 décembre 2016, l’étiquetage nutritionnel uniformisé sur les denrées alimentaires – sans toutefois imposer de simplification ou d’orientation nutritionnelle.

Cette proposition du système 5-C en France a été présentée, fin 2013, par le professeur Hercberg, dans son rapport à la ministre de la santé sur les mesures de prévention nutritionnelle à mettre en œuvre dans le cadre du futur programme national de prévention santé (PNNS). Ce classement à cinq couleurs repose sur le calcul d’un score de qualité, élaboré par la Food Standards Agency – l’autorité de sécurité alimentaire du Royaume-Uni – qui prend en compte pour 100 grammes de produit les éléments favorables (protéines, fibres, pourcentage de fruits, légumes, légumineuses et fruits oléagineux) et défavorables (calories, sucres simples, acides gras saturés, sodium) pour définir un indicateur unique de la qualité nutritionnelle de l’aliment.

« C’est une mécanique anglaise, basé sur un algorithme très compliqué, qui présente l’intérêt de pondérer tous ces nutriments en plus et en moins, explique Olivier Andrault, chargé de mission alimentation à l’UFC Que Choisir. C’est un back-office, un moteur qui a fait ses preuves sur lequel Serge Hercberg a mis une carrosserie neuve qui le rend plus simple : les cinq couleurs. On a une seule information colorée, qui peut prendre cinq couleurs différentes. Cela marche très bien. On l’a testé en février. On voit tout de suite en un coup d’œil la qualité nutritionnelle de ces produits ; et c’est probablement ce qui contrarie l’industrie agroalimentaire. »

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 11:12

Chère amie, cher ami,

Nous n'avons jamais été si près d'en finir avec les pesticides tueurs d'abeilles !

A force de marteler sans relâche notre message et rassembler les citoyens, de plus en plus de personnes prennent conscience du danger que nous fait courir l'agrochimie en nous imposant des produits qui déciment les abeilles – ces pollinisatrices indispensables à l'avenir des cultures ! – et polluent notre environnement de manière irréversible.

La presse s'empare du sujet (voir par exemple le reportage de Cash Investigation sur les pesticides et la santé de la semaine dernière), les citoyens se mobilisent (plus d'un million de personnes ont signé nos pétitions contre les pesticides néonicotinoïdes !) et même les politiques se sentent bien obligés d'écouter nos mises en garde, malgré les pressions qu'ils reçoivent des lobbies agrochimiques.

Résultat : Pendant tout le début du mois de janvier, avec le vote au Sénat d'amendements qui auraient pu épargner des millions d'abeilles, Pollinis était sur le pont :

- Nous avons fait déposer des amendements par des parlementaires bien décidés à défendre les abeilles et la nature face à leurs collègues subordonnés à l'agrochimie ;

- Nous avons mobilisé les citoyens français et européens : près de 280 000 personnes ont envoyé un message directement à leurs sénateurs pour les contraindre de voter nos amendements. Une mise sous pression peu courante, qui a porté ses fruits : au total, avec le travail d'autres associations qui poussent dans la même direction, 7 amendements ont été déposés pour interdire les néonicotinoïdes tueurs d'abeilles.

Et la bataille continue, avec un dernier round à l'Assemblée nationale le mois prochain, pour lequel nous sommes déjà en train d'aiguiser les armes !

Pour en savoir plus sur nos actions contre les pesticides tueurs d'abeilles, et pour la protection des pollinisateurs, accédez à notre newsletter en cliquant ici.

A côté de tout ce travail militant, nous menons aussi de grandes actions de préservation de l'abeille, en partenariat avec des apiculteurs et des agriculteurs, pour sauver les meubles avant qu'il ne soit trop tard, et mettre en valeur les alternatives agricoles et apicoles.

Je vous laisse découvrir tout cela dans notre journal, mais sachez que tout ce que vous lirez, toutes les actions que nous avons pu mener ces derniers temps, sont le résultat de l'implication de chacun des membres donateurs de l'association.

Sans eux, sans leur soutien sans faille au combat, rien n'aurait été possible. Aussi, je tiens à les remercier du fond du cœur, au nom de toute l'équipe de Pollinis.

Pour rejoindre vous aussi ce noyau de membres de l'association, et permettre à Pollinis d'intensifier ses actions en faveur des abeilles, de l'environnement, et d'une agriculture durable, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend, vous pouvez faire un don directement sur la newsletter en cliquant ici.

Quel que soit le montant de votre contribution, sachez qu'elle sera une aide précieuse pour nous permettre de financer le travail de notre équipe, que ce soit au niveau de la recherche scientifique, de la veille sur les nouveaux pesticides autorisés, du comité de vigilance que nous avons mis en place pour surveiller les mouvements des lobbies agrochimiques auprès des institutions européennes, ou tout simplement des nombreux projets de conservation et protection de l'abeille qui ont désespérément besoin de financement.

Je vous remercie par avance pour votre soutien, et vous souhaite bonne lecture de notre newsletter !

Nicolas Laarman

Délégué général

POLLINIS

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 10:43

notre-planete.info

la réserve naturelle du Marais d'Yves (Charente-Maritime)

Comme chaque année, début février est l'occasion de (re)découvrir l'intérêt écologique des zones humides, via la célèbre journée mondiale des zones humides qui a lieu le 2 février 2016. L'occasion de nous entretenir avec une gestionnaire de la réserve naturelle du Marais d'Yves en Charente-Maritime.

Les moyens d'existence dépendant de la pêche, de la riziculture, des voyages et du tourisme, ainsi que l'approvisionnement en eau : tout cela dépend des zones humides. En outre elles abritent des formes de vie extrêmement diverses, protègent nos littoraux, agissent comme des éponges naturelles pour absorber les crues des rivières et stockent le dioxyde de carbone pour réguler les changements climatiques.

Malheureusement, les zones humides sont souvent considérées comme des espaces perdus et plus de 64% d'entre elles ont disparu depuis 1900.

A l'occasion de la journée mondiale des zones humides, célébrée dans le monde entier le 2 février 2016, nous avons rencontré Karine Vennel, animatrice et technicienne sur la réserve naturelle du Marais d'Yves en Charente-Maritime.

la suite sur :

Journée mondiale des zones humides : la réserve naturelle du Marais d'Yves (Charente-Maritime)

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 15:00

Droit dans le mur
COP 21, législation sur l'eau, organismes officiels, discours, colloques, plaquettes...

Qu'en est-il vraiment ?

Face à l'effondrement de la biodiversité et au dérèglement climatique qui galopent, galopent, galopent... les politiques, les officiels, les entrepreneurs bourguignons ont choisi :

POURSUIVRE LES DESTRUCTIONS !


L'affaire de Saint Gengoux le National était déjà exemplaire à tous points de vue. Elle devient une démonstration.

Devant la révélation des destructions antérieures dommageables à la tête de bassin versant où se trouve la cité médiévale, dommageables au patrimoine architectural et historique, dommageables à la biodiversité, au climat régional et global, à l'eau... l'eau consommée par les habitants, l'eau de tout l'aval jusqu'à la Méditerranée comprise, etc., les "décideurs" - tous sans exception - affirment la volonté inébranlable de poursuivre leur oeuvre de mort. Que voyons-nous sur leurs plans ? Là où le Ruisseau de Nolange a été enterré, après sa destruction sur 1 kilomètre en 1983 (1), le projet d'un nouveau tuyau d'eaux pluviales de 400 mm, et... en réponse à l'alerte pour la biodiversité, le climat et la qualité de l'eau, un nouveau "lit mineur" en béton d'un diamètre de 1200 mm enterré à côté des cuves de carburant en immersion dans la nappe phréatique d'accompagnement !

Euh, y'a une nappe phréatique dans le lit d'un ruisseau ?

Notons encore que cet endroit appartient au lit mineur et au lit majeur d'un ruisseau de tête de bassin versant, par excellence le lieu visé par toutes les mesures de protection et de restauration décidées en France et en Europe, et financièrement soutenues, depuis le début des années 2000 - pour revenir sur les erreurs catastrophiques du passé. Mieux encore ! L'endroit fait intégralement partie de la tête de bassin versant, l'un de ces commencements des rivières et des fleuves, l'un des sites précieux que tous s'accordent à classer en priorité parmi les écosystèmes à sauver - précisément - de ce genre de vandalisme d'un autre âge.


Attitude des administrations publiques en charge d'appliquer la législation en évolution pour protéger les écosystèmes du bien commun : entre omerta et soutien indéfectible aux destructeurs.


Gageons qu'ils vont tous accéder à la postérité.


Le lieu choisi pour réaliser un supermarché, un parking et... une station-service

"le terrain n'est pas traversé par un ruisseau" (le permis de construire signé par tous),

"pas de surfaces relevant de la problématique zones humides" (la DDT et le préfet)...

(1) Le lit naturel du ruisseau et le bief du Moulin de la Boutière où il avait été détourné depuis le XVIIIème siècle ont été totalement détruits, avec une ripisylve ponctuée de grands arbres, avec leur biodiversité, probablement avec l'idée de changer les prairies humides du fond de vallée en terrains à bâtir. Le projet actuel est l'aboutissement de cette idée folle.

suivre aussi :

les derniers méfaits

sur Renaissance Rurale
http://renaissancesrurales.

ou encore :

L’eau perdue de Saint Gengoux le Royal - première partie : le Ruisseau de Nolange

https://renaissancerurale71.wordpress.com/

https://renaissancerurale71.wordpress.com/2015/08/09/leau-2/

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 18:07

C’est par colère que Ludivine Leprêtre est passé en bio. 5 ans après, la jeune éleveuse laitière, de Boulogne-sur-Helpe (59) a retrouvé son amour du métier.

« À cause d’un parcellaire morcelé, avec mon mari Raphaël, on devait aller traire nos vaches chaque jour dans les prés dont on valorisait l’herbe à 100 %. C’était physique ! On a réussi à rassembler les terres, on a emprunté, on s’est agrandi ».

La ferme fait 130 hectares. À l’époque – il y a peu ! – ils étaient très jeunes, et Ludivine Leprêtre, 34 ans aujourd’hui, n’en revient encore pas que les banques aient suivi ! Puis ils ont construit les étables, commencé à cultiver du maïs pour nourrir les bêtes et puis à traiter, pour protéger les cultures. Système intensif. Plus ils produisaient – 730 000 l/an –, moins ils gagnaient. En 2009, la crise du lait les fait toucher le fond.

« Notre métier n’avait plus de sens, on était devenu des esclaves. J’étais en colère contre le système. Un jour, un contrôleur laitier nous a dit : “ Et la bio, y avez-vous pensé ?“. »

En une semaine, ce fut une évidence pour Ludivine.

« Aujourd’hui en bio, notre charge de travail reste énorme. Par exemple, nous, on peut nous voir du printemps à la fin de l’été sur le tracteur à faucher ! »

Dans un sens, puis dans l’autre sur la route !

« Mais j’ai retrouvé ma passion d’adolescente pour les animaux », dit-elle. Parfois, il m’arrive d’aider les collègues sur des questions de santé animale, de donner des conseils pour sortir des antibio ! J’en suis fière ».

Il y a peu, le couple a dû faire face à un incendie : une catastrophe dans laquelle une part des bâtiments et du troupeau est partie en fumée. Tant bien que mal, Raphaël et Ludivine se sont relevés. Bientôt les emprunts devraient être remboursés. Enfin, Ludivine espère bien. Et vous savez quoi ? Le maroilles bio au lait non pasteurisé, le seul en France ? C’est avec le lait de leurs vaches qu’ils vendent à Biolait qu’il est réalisé, à L’Esat, centre d’aide par le travail, de Feron http://www.reseau-gesat.com/Gesat/Nord,59/Feron,22730/esat-ferme-du-pont-de-sains,e1137/… De quoi être fier.

achetons responsable Biocoop

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 17:56

Frédéric Lenoir


LE DÉFI DE L’HUMANITÉ

Propos recueillis par Véronique Bourfe-Rivière

Notre monde en crise cherche une nouvelle voie. Nous voudrions bien sauver la planète mais sans renoncer à notre confort… Nous hésitons, nous tâtonnons, nous rechignons. Changer, d’accord, mais comment ? Frédéric Lenoir nous parle de son engagement pour l’écologie et propose son regard de philosophie, de sociologue et d’historien sur cette période si particulière pour les habitants de la planète terre.

L’écologie, c’est important pour vous ?

Oui et depuis au moins 25 ans ! J’ai même participé à la création d’une association, Environnement sans frontières, au début des années 1990. C’était un réseau d’intellectuels pour faire pression sur les politiques et les instances internationales afin de les alerter sur l’importance de l’écologie. À l’époque, les politiques n’avaient pas conscience du problème, c’était très secondaire pour eux. Je suis heureux de constater que la prise de conscience a enflé. J’ai aussi écrit Mal de terre, un livre d’entretiens avec Hubert Reeves, en 2003.

Cet engagement est-il naturel ou y a-t-il eu un déclic ?

J’ai toujours eu une très forte sensibilité à la nature et aux animaux. Randonnant régulièrement dans les Hautes-Alpes, j’ai constaté de mes propres yeux le recul des glaciers, la raréfaction des papillons. Cela m’émeut profondément. Ce sont ces choses concrètes qui m’ont heurté dans ma sensibilité. Dès que j’ai commencé à être informé, j’ai essayé d’agir. Pour moi, l’écologie est le principal défi pour l’humanité.

Vous prenez souvent fait et cause pour le bien-être animal, êtes-vous végétarien ?

Je tends vers le végétarisme, mais non, je ne suis pas végétarien. Disons que je ne mange pas de viande quand je ne sais pas d’où elle vient, dans quelles conditions l’animal a été élevé. Donc j’en mange environ une fois par semaine et jamais issue de la filière industrielle. Je refuse toute souffrance animale, mais l’homme est omnivore. Contrairement à ce que les gens pensent, en Asie les bouddhistes mangent de la viande, même le dalaï-lama ! Je trouve très bien de devenir végétarien mais cela suppose une profonde rééducation de nos habitudes alimentaires, qui doit être progressive et ajustée au cas par cas, et en tout cas jamais imposée. Pour moi le végétarisme n’est pas la seule voie éthique. J’ai déjà été pris à parti très violemment par des vegans pour avoir dit cela lors de débats ou conférences…

Voyez-vous un lien entre écologie et spiritualité ?

La spiritualité incite l’être humain à s’accorder au monde dans lequel il vit, à être en harmonie avec son environnement. Il est important de bien distinguer religion et spiritualité. Par exemple, les sacrifices d’animaux, ce n’est pas de la spiritualité mais de la religion. Ne pas étourdir les animaux et les tuer vivants, comme on le fait pour la viande halal ou casher, est selon moi une interprétation trop à la lettre des livres sacrés qui disent qu’il ne faut pas manger d’animaux morts. On fait alors souffrir les animaux inutilement.

Au niveau politique, que faudrait-il faire pour que les choses évoluent plus vite ?

Ne plus regarder à court terme, ne pas chercher la rentabilité immédiate. Notre modèle est en train de s’effondrer, même au plan économique. Nous ne voulons pas en voir les conséquences désastreuses. Le plein emploi lié à la croissance industrielle, c’est totalement fictif. Mais notre vieux schéma n’a pas encore disparu de la tête de nos politiques et le consumérisme est encore l’idéologie moteur.

Pourquoi une telle résistance au changement ?

D’abord par égoïsme du court terme : après moi le déluge… Changer nos modes de vie est difficile. Et puis il y a les temps de la politique : nos élus visent la réélection, donc au lieu de prendre des décisions courageuses et nécessaires, ils flattent les individus dans leur égoïsme. C’est un cercle vicieux de notre démocratie. Le bien commun impliquerait des efforts que peu de gens seraient prêts à faire. Regardez la réforme sur la taxe écologique. On a cédé tout de suite !

Comment faire cette mutation ?

Je crois hélas qu’il faudra une grosse catastrophe pour que les choses changent radicalement. Car 80 % des gens n’ont pas envie de modifier leur mode de vie actuel. En agriculture, cela fait 30 ans que nous poussons les agriculteurs à faire de l’élevage intensif, pour baisser les coûts. Mais nous voyons aujourd’hui qu’il y a toujours moins cher ailleurs. La seule solution est de sortir de cette logique. Mais nous ne voulons pas reconnaître que nous nous sommes trompés.

Vivons-nous un énième changement de civilisation ?

À chaque fois qu’il y a une grande crise de civilisation, comme la chute de l’Empire romain ou à la Renaissance, nous avons l’impression d’être dans le chaos. C’est aussi ce que nous vivons aujourd’hui. Mais nous sommes à l’époque de la globalisation du monde, ce qui est nouveau. Il n’y avait encore jamais eu de village planétaire ! Quand l’Empire romain s’est effondré, cela n’a eu aucun effet en Chine. Alors que désormais tout est interconnecté, et cela nous fragilise tous à l’extrême. Le réchauffement planétaire d’aujourd’hui n’est pas classique, il est totalement lié à l’activité humaine, et ça c’est vraiment nouveau.

Êtes-vous optimiste ?

Je suis réaliste. Les humains ne changeront pas de façon importante tant qu’il n’y aura pas de catastrophes à répétition. Malheureusement, nous n’en avons pas encore eu assez pour que les gens décident vraiment de prendre des mesures. Il faut sortir de la fuite en avant. Il n’y a peut-être pas de solutions technologiques à la crise écologique, je crois plus à la modération.

Sauver la planète supposerait de revenir en arrière ?

Je dirais plutôt qu’il va nous falloir produire différemment, consommer autrement, redistribuer complètement les cartes de la vie sociale et professionnelle, changer de métiers, reconvertir l’économie, revenir vers des idées de consommation locale. Et accepter qu’il vaut mieux acheter ses pommes à 1 km plutôt qu’à 1 000, même s’il faut les payer un peu plus cher.

Pourquoi les préoccupations environnementales sont-elles si lentes à gagner du terrain ?

Parce qu’elles sont très déstabilisantes ! Mais si on ne change pas de nous-mêmes et maintenant notre façon de vivre, on sera obligés de le faire plus tard et ce sera beaucoup plus dur. Regardez le problème des migrants, c’est déjà très compliqué à gérer, eh bien si on ne fait rien contre le changement climatique, on devra accueillir de plus en plus de réfugiés, ce sera bien pire ! En essayant de réduire le réchauffement climatique, on évite des catastrophes économiques et humaines.

Un des freins principaux généralement mis en avant, c’est le prix des produits écologiques. Qu’en pensez-vous ?

La question se résout d’elle-même quand on regarde à moyen ou long terme. Oui à court terme, c’est plus cher, mais à moyen et long terme, c’est moins cher. C’est comme ça quand on rénove sa maison avec des produits écologiques par exemple. Au niveau alimentaire, c’est pareil : je mange bio, mais mon budget alimentaire n’a pas évolué, parce que je mange moins de viande, j’ai changé mes habitudes. Il faut une forte motivation personnelle, et éduquer les gens, montrer l’exemple, pour que nos enfants ne prennent pas nos mauvaises habitudes. C’est un gros travail tout à fait indispensable.

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 11:45

Aprés avoir travaillé 14 ans dans la grande distribution, Christophe Roux a créé à Beaune un jardin potager bio afin de proposer à ses consommateurs des produits authentiques ressemblant à de la "vraie nourriture". Nous sommes allés à sa rencontre et avons découvert un personnage passionné.

Cristophe Roux a travaillé 14 ans dans la grande distribution. Voyant ainsi « l’évolution » des fruits et légumes proposés aux consommateurs … « au début nous avions, par exemple, des tomates qui ressemblaient à des tomates et qui avaient le goût des tomates. Progressivement elles ne ressemblaient plus à des tomates mais à des balles de paint ball !!! Et encore … ».


Alors, pour consommer des produits qui soient authentiques, ressemblant à « de la vraie nourriture » et non pas à un amas de molécules plus ou moins savamment accolées, Christophe ROUX décide de franchir le pas et de consommer et vivre de ses cultures Bio. A Beaune ! L’aventure est lancée … accompagné, aujourd’hui, de Thomas MAURICE éleveur et producteur de fromages de chèvres !


Ce n’est ni un travail, ni même un métier. C’est une passion. « Les heures ne comptent pas ». Il faut de l’acharnement, du courage, peu de sommeil, jouer avec les intempéries et garder la fougue et le sourire. Découragement impossible.

Marcher près des serres au cœur de Beaune, prendre le temps de regarder « pousser » puis faire son « marché ». Pour exemple, pour 3 personnes, j’ai pu choisir des poireaux, des carottes, une botte de radis, des échalottes et des kiwis ( pas de Beaune, les kiwis, mais certifiés Bio ! ) pour un budget de 5.50 € !!! Et à partir de mai vous pourrez découvrir des « vraies » tomates, des haricots verts, des petits pois, toujours de délicieuses pommes de terre et salades… et toujours des fruits, venus d’ailleurs, mais encore certifiés Bio. N’oubliez pas votre chèvre frais !!!


Xavier MULLER
Correspondant Echo des communes
Beaune Côte et Sud
06 09 72 56 94

Terres Bio Beaune. 18, Rue du Faubourg Perpreuil. 21200 – BEAUNE. 06.12.96.18.97
Ouverture : mercredi de 17.00 à 19.00. A partir de mi-mai : mercredi de 16.00 à 19.00, samedi de 9.30 à 12.30 et également livraison possible de paniers légumes d’une valeur de 10 €.

Lire →

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