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21 mars 2018 3 21 /03 /mars /2018 18:50

un bleu glacial, mais quel paysage !

Comme il est bon de suivre ce petit chemin,

Décor féerique, pas de lutin en vue...pour l'instant

il voulait rejoindre sa bien aimée, il a réussi

les lattes sont neuves

les montants le sont moins, n'est ce pas ?

un ponton de béton est érigé, c'est tout nouveau

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 17:00

Sciences et Avenir

Par Camille Gaubert 

93% des eaux en bouteille de 11 marques contenaient des microplastiques, dans une quantité variable mais en moyenne deux fois plus élevée que dans l'eau du robinet, selon une nouvelle étude. Les risques pour la santé restent encore très peu connus.

93% des plus de 250 échantillons d'eau en bouteille de 11 marques testés contenaient de minuscules particules de plastique dont les dangers sur la santé sont méconnus, dans des quantités deux fois supérieure à celles détectées dans l'eau du robinet, indique une étude publiée mercredi 14 mars 2018. Des chercheurs ont mené ces tests dans neuf pays dont le Liban, l'Inde ou les Etats-Unis, sous la conduite de Sherri Mason, professeure à l'université de l'Etat de New York à Fredonia, selon un résumé de l'étude publié en anglais sur la plateforme médiatique Orb Media. L'eau en bouteilles est "le marché des boissons le plus dynamique au monde, évalué à 147 milliards de dollars américains par an", selon Orb Media.

Des contaminations inégales entre les marques et les échantillons

Pour révéler les microplastiques, Mason et ses collègues utilisaient un colorant spécial se liant au plastique, un laser infrarouge et une lumière bleue qui les faisait fluorescer. Des techniques plus poussées ont permis de vérifier la nature des particules d'au moins 100 microns (0,1 millimètre), mais pour les plus petites (6,5 à 100 microns), cela n'a pas pu être fait. Selon Mason, ce sont selon toutes probabilités du plastique, mais la possibilité que d'autres contaminants s'y soient ajoutés reste ouverte, d'après Orb Media.

En moyenne, les chercheurs ont trouvé, dans chaque litre d'eau, 10,4 particules d'une taille environnant 0,10 millimètres. Il s'agissait notamment de polypropylène, de nylon et de polytéréphtalate d'éthylène (PET). Les tailles de ces particules étaient très variables selon les échantillons et vont "de la largeur d'un cheveu humain à la taille d'un globule rouge". Les quantités étaient également inégales : certaines en contenaient des milliers, d'autres aucune. Ainsi, Nestle Pure Life et Gerolsteiner ont montré les densités moyennes les plus élevées respectivement à 930 et 807 microparticules par litre, contre 30 pour San Pellegrino et Minalba, qui présentaient la plus faible contamination. "Je pense que cela vient du processus d'embouteillage. Je pense que la plupart du plastique vient de la bouteille elle-même, de son bouchon, du processus industriel d'embouteillage", a expliqué Sherri Mason à l'AFP. "De l'eau dans des bouteilles en verre contenait aussi des microplastiques", signale cependant l'étude.

Des particules assez petites pour passer dans la circulation

L'étendue des risques que posent ces particules sur la santé humaine est méconnue. Selon un rapport publié en 2017 par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), de plus petits débris, de l'ordre de 20 microns (0,02 millimètres), peuvent pénétrer dans la circulation sanguine du rat avant de se loger dans les reins et le foie. Dans l'étude, 90% des particules de plastique trouvées dans le test de l'eau en bouteille étaient comprises entre 100 et 6,5 microns - assez petit, selon les chercheurs, pour traverser l'intestin et pénétrer le corps. Cependant, les connaissances en la matière sont encore trop limitées pour conclure à un risque sur la santé.

Selon Orb Media, Anca Paduraru, porte-parole de la Commission européenne en matière de sécurité alimentaire, a déclaré que si les microplastiques ne sont pas directement réglementés dans l'eau embouteillée, "

la législation indique clairement qu'il ne doit pas y avoir de contaminants". Jacqueline Savitz, responsable Amérique du Nord pour l'ONG Oceana qui lutte contre la pollution des océans, a estimé que cette étude apportait une raison de plus de limiter la production de bouteilles d'eau en plastique. "Il est plus urgent que jamais aujourd'hui de faire en sorte que les bouteilles d'eau en plastique soient une chose du passé", a déclaré cette représentante de l'ONG qui n'a pas participé à l'étude.

BOUTEILLE OU ROBINET ? Une précédente étude publiée par Orb Media avait montré que des particules de plastique étaient également présentes dans l'eau du robinet, mais en quantité deux fois moindre. Mais selon l'Organisation mondiale de la santé, 2,1 milliards de personnes dans le monde n'ont pas accès à l'eau potable, cause de décès de 361.000 enfants âgés de moins de 5 ans chaque année des suites de la diarrhée.

 

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 16:54
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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 16:41

 

14 MARS 2018

Par Fabrice Aubry

Ce samedi 17 mars, L214 célébrera la 34e édition de la Journée Sans Viande à Dijon. Les bénévoles de l’association proposeront quelques recettes, un quiz et la possibilité de se lancer dans le défi du « Veggie Challenge » (ne manger que des légumes). Voilà ci-dessous le communiqué de L214.

La pyramide alimentaire illustrera les fondements d'une alimentation riche et diversifiée pour rester en bonne santé. Le quiz sera proposé pour s'informer en s'amusant. La dégustation permettra de découvrir la diversité et la qualité de cette cuisine à la portée de tous. Les plus audacieux pourront continuer pour les beaux jours avec le Veggie Challenge, à relever pendant 21 jours, déjà testé et approuvé par près de 30 000 utilisateurs. Ils recevront chaque matin une lettre d'information par mail comprenant des conseils nutritionnels et pratiques, des recettes gourmandes, des réflexions éthiques et des astuces.

Le printemps est le moment idéal pour se régaler et découvrir la gastronomie vegan, innovante et savoureuse ! “Alors, on se libère de la viande ?”

Quand ? Samedi 17 mars de 14h à 17h

Où ? Jardin Darcy

 

Journée mondiale sans viande

La Journée mondiale sans viande est la version francophone de la campagne internationale MeatOut Day, une initiative lancée il y a 34 ans par l'association américaine pour les droits des animaux FARM qui milite pour une alimentation sans produits d'origine animale par respect des animaux, pour la préservation de la planète et pour l'amélioration de la santé. Elle est notamment relayée partout en France par des associations de différents horizons.

 

Végétaliser son alimentation pour épargner des animaux

Au cours de sa vie, un Français consomme en moyenne l'équivalent de 1 400 animaux terrestres, un chiffre qui n'inclut pas plusieurs milliers de poissons. Notre appétit pour la viande est lourd de conséquences : dégradation de l'environnement, risques accrus pour la santé... mais aussi et avant tout, notre régime carné entraîne chaque jour la mise à mort de 3 millions d'animaux terrestres dans les abattoirs et de plusieurs dizaines de millions d'animaux aquatiques rien qu'en France. Chaque année dans le monde, 63 milliards d'animaux terrestres et plus de 1 000 milliards d'animaux marins sont tués sans nécessité.

Faits aggravants, les conditions de vie en élevage et de mise à mort des animaux, régulièrement mises en lumière par les enquêtes de L214, montrent un système extrêmement brutal, violent et injuste.

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:49

LE LAC

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

« Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! »

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Alphonse de Lamartine

Côté Marais, rien de comparable avec le XVI ème à Paris, ici les amphibiens sont plus salamandres, savez vous qu'il existe la rainette, la grenouille verte, la grenouille des champs, la grenouille rousse, la grenouille rieuse, que j'ai eu l'occasion de rencontrer, mais comme il est têtard, j'ai du la laisser seule coasser...

un pont plus loin

mais où va donc cette eau qui file ?

côté camping, elle passe sous la passerelle

un peu plus loin, c'est le déversoir du fourneau

la chute est mémorable, n'est ce pas !

pour les pêcheurs il faudra patienter jusqu'à l'année prochaine...

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 09:25
Pesticides : à quoi s’exposent ceux qui habitent près des champs ?
Publié le . Mis à jour  par Noriane Souleymane-Cognez, Doctorante en épidémiologie, université de Rennes 1, École des hautes études en santé publique (EHESP) – USPC.

Plusieurs études, notamment chez les enfants, montrent que les personnes vivant à proximité des champs sont davantage imprégnées par les pesticides. Cette situation induit des risques pour la santé.

 

Sud Ouest

Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la Science 2017, qui se tient du 7 au 15 octobre, et dont The Conversation France est partenaire. Retrouvez tous les débats et les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.

Les épandages de pesticides sur les cultures inquiètent de plus en plus les riverains. Le cas de plusieurs enfants présentant des signes d’intoxication après l’application de pesticides sur des vignes à proximité de leur école à Villeneuve-de-Blaye (Gironde), en 2014, avait alerté les autorités sanitaires. La justice vient cependant de décider l’abandon des poursuites contre les exploitants des vignobles concernés. En réaction, quelque 150 personnes ont défilé au cours d’une marche blanche à Listrac-Médoc, le 8 octobre, pour dénoncer le « déni de la dangerosité des pesticides » et réclamer une législation adaptée.

Habiter à proximité des champs entraîne un risque d’exposition plus élevé aux substances chimiques utilisées en agriculture. Or il a été suggéré, dans un contexte d’exposition dans le cadre professionnel, que certaines ont des effets toxiques pour le système nerveux, que ceux-ci soient aigus – autrement dit que les symptômes se manifestent immédiatement – ou chroniques, c’est-à-dire persistants dans le temps. Par ailleurs, le gouvernement français a publié l’été dernier une liste des pesticides susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens. Ce terme désigne des molécules pouvant affecter notre santé en interférant avec notre système hormonal.

Qui est exposé à quoi, à quel moment et dans quelle proportion ? Les chercheurs ont imaginé des méthodes originales pour se procurer ces informations. Celles-ci seront précieuses, si l’on veut réussir à mieux protéger les riverains des exploitations agricoles, et en particulier les enfants.

De nombreux pesticides persistent dans nos environnements

Il est établi que l’ensemble de la population est exposé aux pesticides. Des résidus de ces substances sont en effet présents autour de nous, quelque soit l’endroit où nous vivons : dans les milieux aquatiques, l’air et les sols, ainsi que dans les maisons. Parmi les molécules retrouvées, certaines sont d’ailleurs interdites en usage agricole depuis de nombreuses années. Mais elles persistent dans l’environnement.

Les traitements des champs ne sont pas la seule source de cette contamination. Les pesticides sont également utilisés par les particuliers pour lutter contre les insectes dans leur logement ou pour désherber leurs allées, en médecine humaine et vétérinaire, par exemple contre les puces des chats ou des chiens, ou bien par les collectivités, par exemple dans les jardins publics.

Cependant, les poussières analysées à l’intérieur des habitations proches des zones agricoles sont contaminées en pesticides à des niveaux plus élevés que les autres.

Lors de l’épandage, les molécules pesticides en suspension dans l’air peuvent en effet dériver en dehors des cultures. En fonction des conditions météorologiques, elles peuvent même parcourir des distances importantes, jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres. La contamination des zones habitées peut aussi se produire plusieurs semaines après l’application. En effet, les pesticides restés dans les eaux et les sols peuvent se volatiliser et se retrouver à nouveau dans l’air. Ce phénomène est notamment favorisé par des températures élevées.

 

Les pesticides étendus sur les cultures peuvent dériver en dehors des champs sur des distances importantes.
Les pesticides étendus sur les cultures peuvent dériver en dehors des champs sur des distances importantes. CRÉDIT PHOTO : STEFAN THIESEN/WIKIMEDIA, CC BY-SA
 Quels risques pour la santé des enfants ?

Le lien entre l’exposition chronique aux pesticides et la santé des populations a fait l’objet de nombreuses recherches à travers le monde. Ainsi, les enfants qui ont été exposés aux pesticides pendant la grossesse de la mère seraient plus à risque de développer une leucémie.

Une grande partie de ces données, cependant, concerne des enfants dont les parents sont particulièrement au contact de pesticides, soit de par leur profession, soit à travers l’usage domestique d’insecticides. Le cas des femmes enceintes vivant à proximité des champs a été moins étudié, car on peine encore à mesurer les effets d’une telle exposition à l’échelle d’un individu en population générale. Cela s’explique parce qu’il s’agit d’une exposition au long cours caractérisée par des doses faibles.

Pour aller plus loin, mon travail de thèse réalisé à l’Institut de recherche en santé, environnement et travail de l’Inserm s’est saisi de nouvelles données. La cohorte nationale Elfe, inédite par son ampleur, permet de suivre plus de 18 000 enfants nés en France en 2011. Lancée par l’Ined et l’Inserm, elle vient de livrer ses premiers résultats.

Parmi les femmes enceintes de cette cohorte, plus de 4 000 ont accepté de réaliser des tests sur les urines, le sang et les cheveux pour évaluer la présence dans leur organisme des polluants de l’environnement, dont les pesticides.

Mon travail de thèse s’intéressera à caractériser l’exposition environnementale aux pesticides de ces femmes et à identifier ses sources. Il sera réalisé grâce à différents outils de localisation géographique, de cartes d’occupation du territoire français, de questionnaires, de données d’enquêtes environnementales ainsi que d’études des agences françaises de surveillance de l’environnement et de sécurité sanitaire.

En recoupant l’ensemble de ces données, notre équipe pourra entre autres identifier, parmi les mères de la cohorte, celles qui sont des riveraines de champs où sont utilisés des pesticides ; et vérifier le lien qui pourrait exister entre leur exposition à certaines substances, et la santé de leurs enfants.

Des travaux similaires réalisés dans des régions agricoles de Californie ont précédemment mis en évidence un risque augmenté de malformations cardiaques et de troubles du spectre autistique ou de retard de développement chez l’enfant, en lien avec la proximité de l’habitation de la mère avec les cultures pendant sa grossesse.

L’avancée des connaissances doit permettre, à terme, de mieux mesurer le risque encouru par ceux qui habitent près des champs. Et partant, de mieux les en protéger.

--------------------------------------------—The Conversation

Noriane Souleymane a reçu pour ses travaux des financements de l’Agence Française pour la Biodiversité (Plan Ecophyto) et de l’EHESP.

Pesticides et santé : ne pas ignorer ce que l’on sait

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 11:59
© Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info 

Le Troupeau aveugle de John Brunner (publié en 1972) est le chef d'oeuvre de l'écologie-fiction. C'était pour l'époque un ouvrage d'un pessimisme terrifiant, le plus dramatique de tout ce genre littéraire quant à ses descriptions poignantes de la pollution et de la destruction de l'environnement. 1972 est également l'année de publication de “L'Angoisse de l'an 2000” de Roger Heim, et de la création de la revue “la Gueule Ouverte”, “le Journal qui annonce la fin du monde”. Le titre anglais du “Troupeau Aveugle”, “The Sheep look up”, est emprunté au vers 125 du poème Lycidas de John Milton: «Les brebis affamées lèvent la tête (et ne sont point nourries)». Dans ce roman d'écologie-fiction, l'humanité se meurt soit de faim, soit de cancers provoqués par la pollution alimentaire et environnementale. John Brunner n'a pas vu venir, il est vrai, la pollution nucléaire généralisée et les délires des chimères génétiques : les cerises empoisonnées sur le gâteau toxique, excusons-le du peu. Ce qu'il a très bien vu venir dans “Le Troupeau aveugle”, par contre, c'est le rachat de la bio, le piratage de la bio, le frelatage de la bio… Quarante années plus tard, le troupeau aveugle, en quête de mieux-être et de nutrition digne de ce nom, se précipite dans les super-marchés “bios” sans se douter le moins du monde de l'identité de ceux qui tirent une grande partie des ficelles.

Dans mon essai “Les tambours de Gaïa se sont réveillés”, en novembre 2013, j'ai assurément lancé un gros pavé dans la mare en écrivant:

« En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d'aliments “biologiques” ont été rachetés par les grands cartels de l'agro-alimentaire: Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc. En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l'argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d'Evernat, d'Allos, de Tartex, d'Alter Eco... c'est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l'un des grands groupes Européens de l'agro-alimentaire. En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une “chance” sur deux d'acheter un melon bio “Monsanto/Bayer/Syngenta” puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire. En France encore, l'association Kokopelli est “certifiée” bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l'un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l'IFOAM (la fédération internationale de l'agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l'export vers les pays riches, au service de l'industrie bio, et donc au service de l'industrie tout court. Ad nauseam. »

Depuis lors, certains militants me pressent de publier mes sources. Aujourd'hui, j'ose donc mettre en ligne une partie du dossier que j'ai commencé à rédiger sur le sujet de la bio piratée. Avec beaucoup de réticences, cependant, tellement tout cela est archi-déprimant. Il est possible, un jour étoilé, que je continue de rédiger les résultats de cette enquête que nous avons lancée. Pour l'instant, cependant, je consacre toutes mes énergies à la restructuration constructive et fertile de Kokopelli dans les Pyrénées de l'Ariège et c'est un grand plaisir. J'invite donc tous les militants très intéressés par ce sujet attristant - celui de la récupération d'une grande partie de la bio - à poursuivre eux-mêmes cette enquête. Il suffit de très peu de chose: savoir parler anglais et suivre la piste de l'argent.

En novembre 2012, lorsque l'Etat de Californie présenta au vote populaire la Proposition 37 destinée à rendre obligatoire l'étiquetage des OGMs, ce fut une levée de boucliers de la part de l'agro-chimie qui finança une campagne de rejet de cette proposition: Monsanto (7 millions de dollars), Dupont de Nemours (5 millions de dollars), BASF (2 millions de dollars), Bayer (2 millions de dollars), Dow (2 millions de dollars), Pepsico (1,7 million de dollars), Nestlé (1,2 million de dollars), Coca-Cola (1,1 million de dollars), Syngenta (1 million de dollars), General Mills (1 million de dollars), Del Monte, Kellog, Kraft, Heinz, Mars, Cargill, etc, etc.[1].

C'est alors que les consommateurs bios furent effarés d'apprendre qu'une centaine de compagnies proposant des aliments bios étaient en fait dans l'escarcelle du Cartel de l'agro-alimentaire ou du Cartel de l'agro-chimie et commencèrent à désélectionner ces compagnies de leur panier. Il existe même, aux USA, une application téléchargeable pour téléphones mobiles permettant de connaître l'identité de ces compagnies afin de les boycotter.[2]

Bonneterre, Distriborg, France Alter Eco, Evernat...

En France, également, un certain nombre de compagnies bios sont des filiales d'un des plus gros groupes Européens de l'Agro-alimentaire, la multinationale Royal Wessanen qui emploie 2100 personnes : Distriborg (Bjorg, Biodistrifrais et Bonneterre) rachetée en 2000 et dont le rachat total fut finalisé en décembre 2009 ; Evernat ; Whole Earth ; Zonnatura ; Kallo ; Clipper racheté en mars 2012 ; Ekoland ; De Rit ; Allos ; Tartex ; Culinessa ; Biorganic ; Bioslym ; Merza ; Fertilia ; Kalisterra (ce dernier, revendu en juillet 2011). Il en est de même de France Alter Eco (le leader du commerce équitable de produits biologiques) qui vient d'être racheté, en 2013, par Distriborg donc par Royal Wessanen et qui s'en vante.[3] « France Alter Eco s'adosse donc à un groupe disposant de moyens financiers plus importants. La marque va garder son nom, nous allons juste devenir une filiale de Distriborg, qui est elle-même une filiale du groupe hollandais Wessanen » s'exprime Laurent Murat, le directeur du marketing. Distriborg, c'est également les marques : Vivis fructose, Pléniday, Gayelord Hauser, Schär, Yao Tea, Wakama, Tuocha, Florystelle, Ephynéa, Krisprolls, Tien Shan, Agnesi, Patak's, Thai, Amoy, Grand'Italia, Kara et Skippy.[18]

Royal Wessanen, pendant de nombreuses années, possédait Tree of Life, l'une des deux sociétés qui contrôlent 80% de la distribution du bio aux USA (l'autre étant United Natural Foods). Tree of Life est également le n°1 de la distribution bio au Royaume-Uni. Royal Wessanen a revendu Tree of Life USA en 2010 à KeHE Distributors (USA) pour 190 millions de dollars et il a revendu Tree of Life UK en juillet 2011. Royal Wessanen possède également, en UK, Kallo Foods Ltd (Kallo et Whole Earth).

Royal Wessanen est coté à la Bourse d'Amsterdam. Certains de ses principaux actionnaires sont[5] :

  • Delta Partner LLC, un Hedge Fund basé à Boston aux USA qui possédait 25.61 % des actions de Royal Wessanen en décembre 2012.
  • Sparinvest SE, un Danois gestionnaire international d'actifs basé au Luxembourg qui possédait 3.17 % des actions de Royal Wessanen en juillet 2013. Ses principaux actionnaires sont les banques Danske Andelskassers, Nykredit, le fonds d'investissement Investeringsforeningen Sparinvest et le fond de pension Pensionskassen for Farmakonomer. En 2012, Sparinvest SE a signé un accord de partenariat avec le Chinois Haitong International Holdings dont le siège social est installé dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques.
  • Invesco Ltd, un gestionnaire international d'actifs situé à Atlanta, aux USA, avec son siège social dans le paradis fiscal des Bermudes. Il possédait 2.62 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. Le groupe emploie plus de 6200 collaborateurs répartis dans plus de 20 pays, et gérait 632 milliards de dollars en juin 2012. En 2004, cette compagnie a payé 450 millions de dollars d'amende aux USA pour pratiques de “trading” non conformes, un euphémisme dans ce milieu pour pratiques bancaires mafieuses. (4) Invesco est coté au Nasdac. Ses 5 principaux actionnaires sont Vanguard Group, Black Rock Fund, Wells Fargo, Morgan Stanley et Thornburg Investment.
  • Global Thematic Partners LLC. Il possédait 2.25 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. Il est coté au Nasdac et on retrouve dans ses actionnaires principaux Dow Chemical, Bunge (l'une des quatre principales multinationales de l'agro-alimentaire avec Cargill, Glencore et le Groupe Louis Dreyfus), Mosaic Company (le leader mondial de la Potasse et du Phosphate), Potash Corp Sask (engrais à base de potasse potasse, phosphate et nitrate) et CF Industries Holdings, Inc (engrais agricoles).
  • Vanguard Group. Il possédait 0.65 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. L'analyse des multinationales qui se cachent derrière Vanguard Group est présentée ci-dessous en relation avec le rachat de Lima et de Danival.
  • Black Rock Fund. Il possédait 0.63 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. L'analyse des multinationales qui se cachent derrière Black Rock Fund est présentée ci-dessous en relation avec le rachat de Lima et de Danival.

Lima et Danival

Danival, racheté en 2000 par le groupe français de parapharmacie, Viva Santé, vient d'être revendu, en 2011, au Belge Lima qui lui-même est acheté par Hain Celestial en 2002. Après consultation du Nasdac, il s'avère que les 5 principaux actionnaires de Hain Celestial sont les fonds bancaires suivants: Vanguard[17], Goldman Sachs, Jennison Associates, Black Rock Fund, et Coatue Management. Derrière le fonds bancaire Vanguard se cachent Monsanto (de l'agent orange aux chimères génétiques en passant par le RoundUp), Philip Morris (les cigarettes), Martin Lockheed (les armements), ExxonMobil (le pétrole), Walmart (le n°1 des supermarchés), Pfizer (la pharmacie), Merck (la pharmacie), City Group, Bank of America, etc. Derrière le fond bancaire Goldman Sachs se cachent: Apple, Microsoft, ExxonMobil, Vanguard, Google, General Electric, JP Morgan, Pfizer, Merck, etc. Derrière le fonds bancaire Black Rock se cachent : Apple, Microsoft, ExxonMobil, Coca Cola, Chevron, Procter and Procter, Philip Morris, etc. Ad nauseam. La bonne compagnie que voilà !

Un peu d'histoire. La société Hain Pure Food est créée en 1926 en Californie. Elle est rachetée en 1981 par Ogden Corporation (actuellement Covanta Energy Corporation qui est spécialisée dans le recyclage des déchets industriels et la production d'électricité). Elle est ensuite rachetée en 1986 par IC Industries (actuellement Whitman Corp, le sous-traitant de Pepsi qui acheta Pepsi Americas en 2000). Hain Pure Food est finalement racheté en 1994 par Irwin Simon, le propriétaire de Kineret Acquisition Corp (spécialités alimentaires) qui emprunte alors l'argent à Argosy Group LP (une compagnie de software). Fin 1994, le groupe prend le nom de Hain Food Group. En 1996, George Soros, le milliardaire prédateur psychopathe, rachète 16% des actions de la compagnie. Pour mémoire, George Soros est à la direction du CFR, le Council for Foreign Relations[16], il est l'un des membres du Groupe Bilderberg et il finance la clique militariste d'Avaaz. En 2000, Hain Food Group rachète Celestial Seasonning et change son nom en Hain Celestial. Celestial Seasonings est une société célèbre aux USA (depuis 1969) pour sa gamme de tisanes, non-bios, aux emballages poétiques, ornées d'axiomes de sagesse, de petites fleurs et de bisounours. Depuis peu, et enfin, (mars 2013), elle est également dans la ligne de mire des consommateurs avertis de par la très haute teneur en biocides (le Propachlor, un herbicide de Monsanto, et le Propargite, un acaricide vendu sous les noms de Omite et Comite) d'une partie de ses tisanes, teneur qui dépasse les normes permises par la Food and Drug Administration (FDA), ce qui n'est pas peu dire! Hain Celestial est également accusé de vendre des pâtes “bios” (De Boles Organic Pasta) contenant du MGK-264 (un synergisant cancérigène dans les pesticides) et du pyperonil butoxide (un synergisant cancérigène dans les insecticides). Hain Celestial est également accusé de commercialiser de faux cosmétiques “bios” sous les marques Jason et Avalon Organics.[7] L'un des cosmétiques de la gamme Jason, par exemple, n'a qu'un composant “bio” sur dix-neuf.[8]

A noter qu'en 2003, la compagnie Heinz (fondée en 1869 à Pittsburgh) rachète 19,5% des actions du Hain Celestial Group. Elle les revend à la fin de l'année 2005. Et pour la petite histoire, cette année, en février 2013, Heinz est racheté par le milliardaire américain Warren Buffett (troisième fortune du monde) qui s'allie, pour l'occasion, à la chaîne Burger King (dont le propriétaire est le fonds d'investissement Brésilien 3G Capital). Tout cela ne fait aucune différence car les actionnaires de Heinz sont les mêmes que ceux de Hain avec en sus, l'héritière de la famille, l'épouse du nouveau secrétaire d'État américain, John Kerry.

En conclusion, derrière Hain Celestial, avec ou sans Heinz (le célèbre Ketchup), se cache l'argent de Monsanto, Walmart, ExxonMobil, etc… Bon appétit.

Provamel

Provamel est l'une des marques avec Belsoy et Alpro Soya de la société Alpro, une filiale, créée en 1980, du Groupe Vandemoortele. Alpro est le leader Européen[15] des produits à base de soja, bio et non bio. Alpro fut revendu en 2009 pour 455 millions de dollars à Dean Foods, le leader mondial de la distribution de lait qui contrôle 90 % du lait aux USA. Alpro distribue ses produits dans une trentaine de pays.

Dean Foods est aussi le propriétaire de Horizon, le plus gros distributeur de lait bio aux USA, ainsi que de WhiteWave/Silk, l'un des leaders du lait de soja bio et de ses produits dérivés aux USA qu'il racheta en 2002. En 2009, Organic Consumers Association appela au boycott de Silk en raison du fait qu'une partie de son soja provenait du Brésil (déforestation de l'Amazonie) et de Chine dans des conditions de travail plus que douteuses sur le plan éthique. Selon le Star Telegram et d'autres sources, Silk aurait utilisé du lait de soja bio jusqu'en 2009, année durant laquelle Dean Foods décida de passer au lait de soja non bio en gardant les mêmes code-bars et en remplaçant le terme bio par naturel.

Rachels Organic, en UK, est également la propriété de Dean Foods.

En juillet 2013, Dean Foods a commencé à se délester de WhiteWaves[9] en échange d'une dette détenue par J.P. Morgan Securities LLC et BofA Merrill Lynch. Le 26 juin 2013, WhiteWave annonça que Dean Foods s'engageait à se débarrasser, sous les 18 mois, des 19,9 % des parts qu'il détient encore dans la société.[10]

En conclusion, Horizon, Silk, Alpro et Provamel restent en partie dans le giron d'actionnariat de Dean Foods jusque fin 2015. De plus, que Provamel soit dans le giron de Dean Foods ou de WhiteWave Food Company, cela ne fait aucune différence lorsque l'on analyse qui sont les cinq principaux fonds financiers qui contrôlent WhiteWave Food Company: Vanguard Group, Price T Rowe Associates, Shapiro Capital, FMR LLC, et Wellington Management.

Sur le plan éthique, il faut rappeler qu'en novembre 2012, Dean Foods a donné 253 000 dollars pour lutter contre la proposition 37 en Californie destinée à rendre obligatoire l'étiquetage des produits OGMs. En 2009, le Cornucopia Institute a accusé Dean Foods (Horizon), Abbott Laboratories (Similac) et Nurture, Inc. (Happy Baby) de contaminer délibérément la chaîne alimentaire bio en introduisant dans des aliments bios (13), tels que du lait et des nourritures pour bébés, des huiles processées avec des solvants synthétiques par Martek[11]. Ces huiles sont processées en un cocktail de substances synthétiques et diverses dont sont issues des compléments alimentaires, commercialisés sous les appellations DHA (acide docosahexaenoique/ omega-3) et ARA (acide arachinodique/ omega-6). De plus, ces huiles sont élaborées avec le recours de solvants très toxiques tels que l'hexane et Isopropyl alcohol[14]. Le Cornucopia Institute porta plainte[12] en affirmant que certaines huiles (Life'sDHA™ et Life'sARA™) étaient fabriquées à partir de fungi du sol et d'algues génétiquement modifiées par des mutations induites par des radiations ou l'usage des substances chimiques très nocives. Le Life'sDHA™ est produit à partir des algues Crypthecodinium cohni ou de Schizochytrium. Le Life'sARA™ est produit à partir du champignon Mortierella alpina.

En avril 2010, le Ministère de l'Agriculture US (USDA) déclara illégales, pour le secteur bio, les huiles de Martek mais l'administration Obama/Vilsak (un homme de paille de Monsanto) bloqua l'application de cette décision pendant encore 18 mois, plus particulièrement sous la pression des lobbyistes de Dean Foods.

Martek Biosciences Corporation a été rachetée en décembre 2010, pour 1,1 milliard de dollards par un conglomérat Hollandais, Royal DSM NV, au chiffre d'affaires de 12 milliards de dollars. Martek Biosciences Corporation produit des protéines fluorescentes d'algues pour la recherche médicale.

Martek Biosciences Corporation est en partenariat avec Monsanto pour produire une huile de soja génétiquement modifié à haute teneur en oméga 3. Selon certaines sources, les huiles incriminées dans les produits bios étaient en fait des produits élaborés par Monsanto dans les années 90 pour lesquels Martek n'avait pas encore les droits techniques.

Pronatura

Voyons maintenant le cas de ProNatura, le leader Français de la distribution de légumes et de fruits bio au chiffre d'affaires de 84 millions d'euros en 2010. Sa société est à 51% sous le contrôle d'Activa Capital depuis juillet 2005.

Activa Capital (fonds de pension, compagnies d'assurances, investisseurs privés, etc.), comme toutes les sociétés d'investissement, joue au Monopoly. En 2003, elle organise la reprise du groupe Mont Blanc, une filiale à 100% de Nestlé qui y reste actionnaire jusqu'en 2005. En octobre 2005, Activa rachète à Nestlé les 19% d'actions restantes dans Mont Blanc lors de son rachat d'une autre filiale de Nestlé, Gloria. En 2012, Activa Capital acquiert des actions majoritaires de la Financière Taoris, la holding contrôlant l'outsourceur Armatis.

Pro Natura a acquis la société Bioprim (un acteur majeur sur le marché des fruits et légumes biologiques) en octobre 2007. L'entreprise était détenue par ses deux dirigeants ainsi que par les fonds d'investissements IRDI et Soridec.

Ce fut son second grand rachat car, en août 2006, il avait racheté le leader belge Biomarché, basé à Sombreffe, qui devint ProNatura-Belgique. En rachetant Biomarché à Hain Celestial (l'actuel propriétaire de Lima et de Danival!!) , ProNatura devint le leader Européen de fruits et légumes bios. Mais, en 2008, ProNatura Belgique perdit un important client, le groupe Delhaize dont elle alimentait 300 magasins, sous la marque Delhaize Bio. Ce fut une perte sèche car, en Belgique, un tiers des fruits et légumes bios passent par les supermarchés Delhaize. En 2010, ProNatura décida de reprendre l'approvisionnement de certains magasins de distribution comme Système U et Cora France qu'elle avait jadis confié à Pronatura Belgique. Le 19 avril 2010, la Libre Belgique écrivit: «Les responsables syndicaux se rendront, ce lundi ou dans la semaine, au cabinet du ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS) pour le sensibiliser à la situation de l'entreprise nivelloise dont on nous assure qu'elle n'a pas démérité. Mais il semble qu'elle connaisse des problèmes de rentabilité, ce qui ne serait pas du goût du fonds de pension Activa Capital, l'actionnaire majoritaire du groupe ProNatura, créé par Henri de Pazzis. Celui-ci en est toujours le président». Sa filiale Belge fut, subséquemment, mise en liquidation en 2010 en licenciant une cinquantaine de personnes.

On comprend fort bien que ProNatura/Activa Capital ne souhaitait pas boucher les trous d'une filiale déficitaire alors qu'il redoublait d'efforts pour développer ses filiales de production en Afrique. Et de plus, il n'y a pas de délégués syndicaux au Togo.

Tradin Organic

Voyons maintenant le cas de Tradin Organic (The Organic Corporation B.V) qui est l'un des plus importants grossistes de la bio Européenne. Ce grossiste vend du tournesol de Bulgarie, des haricots de Chine, du sésame et du café d'Ethyopie, du sucre et de l'huile de noix de coco d'Indonésie, du jus d'orange du Mexique, du riz d'Indonésie, des fruits rouges de Serbie, des ananas du Vietnam, etc, etc. En 2008, Tradin Organic a été racheté par la multinationale Canadienne, SunOpta[6] qui annonce un chiffre d'affaire d'un milliard de dollars. SunOpta possède 66 % des actions de Opta Minerals Inc (recyclage, production et distribution de minéraux industriels) et une participation minoritaire dans Mascoma Corporation spécialisée dans les nécro-carburants.

SunOpta est coté au Nasdac. Ses cinq principaux actionnaires sont : FMR LLC ; West Face Capital ; Connor, Clark and Lunn ; Global Thematic Partners LLC ; Gruber and MacBaine.

  • FMR LLC, l'actionnaire principal de SunOpta, compte parmi ses actionnaires principaux : Monsanto, Coca Cola, ExxonMobil, Chevron, Amgen (leader mondial des biotechnologies), Biogen Idec (biotechnologies), Gilead (biotechnologies), Actavis (pharmacie), Merck (pharmacie), Pfizer, (pharmacie), Regeneron Pharmaceuticals, (pharmacie), Alexion Pharmaceutical (pharmacie), Procter and Gamble (pharmacie, cosmétiques), Johnson and Johnson (pharmacie), Wells Fargo, JP Morgan, Citygroup, Facebook, Apple, Microsoft, Google, General Electric, etc.
  • Connor, Clark and Lunn. Ses actionnaires sont principalement des banques et des sociétés impliquées dans les énergies, dans les minerais industriels (mines d'or, par exemple), dans le pétrole, dans les fertilisants de synthèse...
  • Global Thematic Partners LLC a déjà été présenté dans les actionnaires de Royal Wessanen.
  • Gruber and MacBaine. Ses actionnaires sont principalement des entreprises de télécommunications, d'informatique...

En conclusion, Tradin Organic/SunOpta, l'un des plus importants grossistes de la bio Européenne, est financé par l'argent des mêmes multinationales qui financent Hain Celestial aux USA ou Royal Wessanen en Hollande. Et ce, pour aller piller le Tiers-Monde de sa biomasse puisque le “sourcing” de ses produits “bios” se situe strictement dans les pays les plus pauvres de la planète.

Notes
  1. http://www.cornucopia.org/wp-content/themes/Cornucopia/downloads/prop37-poster.pdf
  2. https://itunes.apple.com/us/app/buycott/id585933440?ls=1&mt=8
  3. http://www.lsa-conso.fr/distriborg-rachete-france-alter-eco,142118
  4. http://www.nytimes.com/2004/09/08/business/08place.html?_r=0
  5. http://markets.ft.com/research/Markets/Tearsheets/Business-profile?s=WES:AEX
  6. http://www.foodnavigator.com/Financial-Industry/SunOpta-seals-purchase-of-Tradin-Organic
  7. https://glaucusresearch.com/wp-content/uploads/downloads/2013/02/GlaucusResearch-The_Hain_Celestial_Group_Inc-NasdaqHAIN-Strong_Sell_Febuary_21_2013.pdf
  8. http://www.topclassactions.com/lawsuit-settlements/lawsuit-news/1168--hain-celestial-jason-a-avalon-organics-class-action-lawsuit
  9. http://www.deanfoods.com/our-company/news-room/press-release.aspx?StoryID=1841335
  10. http://www.whitewave.com/news/north-america/whitewave-spin-off-from-dean-foods-completed
  11. http://foodfreedom.wordpress.com/2012/02/02/dean-foods-biotech-usda-conspiring-to-pollute-organics/
  12. http://cornucopia.org/USDA_Legal_Complaint_DHA_April_2008.pdf
  13. http://www.cornucopia.org/List%20of%20Companies%20with%20Martek.pdf
  14. http://www.cornucopia.org/what-are-marteks-dha-and-ara-oils/
  15. http://www.european-business-journal.com/Alpro-Comm.-VA-SCA/portrait/59585
  16. Le CFR et le Groupe Bilderberg sont deux des pseudopodes de la baudruche dénommée “Nouvel Ordre Mondial”. Le CFR et le Groupe Bilderberg ont été créés par la famille Rockefeller dont les fondations ont financé tant l'eugénisme, les chimères génétiques, l'abominable révolution verte que Greenpeace, les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat, etc...
  17. Les trois principaux "fonds" actionnaires/propriétaires de Monsanto - Vanguard, Fidelity et State Street - en possèdent 16 % des actions. Monsanto est présent dans 66 pays de la planète au travers de 404 unités de combat dont la mission est détruire la Vie sur Terre. La surface couverte par les cultures de plantes génétiquement modifiées par Monsanto est estimée à 150 millions d'hectares, environ sept fois la surface agricole de la France. Quant aux fonds financiers possédant une partie de Hain Celestial - Vanguard Group, Jennison Associates et Black Rock Fund - ils possèdent respectivement 5,76%, 2,70% et 2,60% des actions de Monsanto (au 31 décembre 2013).
  18. Une rectification, transmise par son gérant, Mr. Horn, quant à l'information selon laquelle le Laboratoire Ortis en Belgique serait dans le giron de Distriborg/Royal Wesannen: "S'il est bien correct que notre marque a été distribuée en France par l'une des filiales de Distriborg (Kalisterra), notre collaboration a cessé en 2011. Aujourd'hui, nos produits sont promus en direct en France dans le canal bio à partir de notre siège belge, grâce à une équipe de commerciaux exclusifs. Nous sommes donc bien, depuis 1958, année de la création d'Ortis par mes parents, une société familiale indépendante, et entendons bien le rester. Je tenais à vous le préciser. Pourriez-vous dès lors supprimer la mention de notre société de l'article en question? Je vous en remercie d'avance, et vous prie de croire en l'expression de ma très haute considération."

En savoir plus sur https://www.notre-planete.info/actualites/4280-BIO-multinationales#isc5EzHE4uWRDYbf.99
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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 11:48

Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info 

Manger régulièrement du poisson ne serait pas sans risque pour la santé. C'est ce que soulève de nouvelles études sur la contamination en mercure des poissons que nous pêchons et mangeons. La contamination de notre environnement est telle que c'est un véritable casse-tête pour se nourrir sainement...

Le Biodiversity Research Institute et le Zero mercury working group, ont lancé de nouvelles alertes sur la contamination au mercure des poissons suite aux résultats inquiétants de prélèvements marins effectués dans des zones de pêches synthétisé dans un récent rapport.

La consommation mondiale de poisson par habitant a pratiquement doublé en 40 ans : elle est passée de 9,9 kg en 1970 à 19,1 kg en 2012, avec de fortes disparités régionales. En Europe et en Amérique du Nord, la consommation atteint même 21 kg par habitant, indique la FAO.

"Le poisson est le plus sain des aliments"

Originellement, la consommation de poisson est conseillée puisque selon la FAO, "le poisson est le plus sain des aliments" : "c'est un gros fournisseur de micronutriments essentiels pour une bonne alimentation. Au-delà de l'énergie et des protéines qu'il dispense, il diminue le risque de maladies coronariennes et améliore la santé cardio-vasculaire. Le poisson est également un grand fournisseur de n-3 poly acides gras insaturés à longue chaîne (LC n-3 PUFA), qui sont manifestement liés à un meilleur développement cognitif tel que mesuré par les compétences en lecture jusqu'à l'âge de 12 ans.

Pourtant, la pollution généralisée des milieux nuance de plus en plus les bienfaits de la consommation régulière de poissons.

Les océans sont de plus en plus pollués par le mercure

Le mercure (Hg) est un élément trace métallique (anciennement appelé métaux lourds) qui est assimilé par les organismes vivants sous une forme chimique biodisponible et très toxique : le méthylmercure (MeHg). Or, le méthylmercure est « stable et à forte affinité pour les protéines », il aura donc « une forte tendance à s'accumuler dans les organismes et à se propager le long des chaînes alimentaires » indique l'INSU.

Le mercure est notamment émis par les activités humaines (exploitation minière, métallurgie, transformation de pâte à papier, combustion des déchets et des combustibles fossiles en particulier). Il s'est largement disséminé dans les écosystèmes terrestres et marins, jusqu'en Antarctique !

Selon le Programme des Nations Unies, au cours des 100 dernières années, à cause des émissions liées à l'activité humaine, la quantité de mercure présente dans les 100 premiers mètres des océans de la planète a doublé. Dans les eaux plus profondes, la concentration de mercure a augmenté de 25 %. Aujourd'hui, les océans constituent l'un des principaux réservoirs pour le mercure qui est assimilé par les poissons et s'accumule dans la chaîne trophique alimentaire jusqu'aux prédateurs : « Présent à de faibles concentrations dans l'eau ou les sédiments sous sa forme méthylée, il peut se concentrer très fortement dans les organismes aquatiques, sa teneur tendant à s'élever au fil de la chaîne alimentaire, à chaque fois qu'une espèce en mange une autre », indique l'Anses.

Manger du poisson : « la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure »

Ainsi, la consommation de poisson constitue la principale source d'exposition alimentaire de l'homme au méthylmercure selon l'Anses. Le niveau de contamination augmente chez les espèces marines situées en haut de la chaîne alimentaire : requin, marlin, espadon, lamproie, thon rouge du Pacifique, mais aussi le homard, les petites baleines et les phoques.
Résultat : les poissons et les autres espèces aquatiques consommées par l'Homme ont des concentration en mercure qui dépassent souvent les niveaux de sécurité alimentaire définis par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

« Pratiquement tout individu présente au moins des traces de méthyle mercure dans ses tissus, ce qui reflète l'omniprésence de ce composé dans l'environnement et l'ampleur de l'exposition à travers la consommation de poissons et de crustacés » explique l'OMS.

Or, "Le niveau de mercure dans l'océan Pacifique devrait augmenter de 50% d'ici 2050 si les tendances actuelles se poursuivent", a déclaré Richard Gutierrez, directeur exécutif de Ban Toxics!, situé à Quezon City, Philippines. "Il s'agit d'un appel au réveil pour tous les gouvernements afin d'endiguer la marée montante de la pollution au mercure et finaliser un traité ambitieux."

Consommation de poissons et mercure : suivez le guide

Le Biodiversity Research Institute et ses partenaires ont effectué près de 26 000 prélèvements dans les zones de pêche autour du globe et le constat est inquiétant.

Les poissons qui ne devraient pas être mangés

Certaines espèces de poissons ne devraient tout simplement pas être consommées, comme le marlin, le maquereau roi, l'espadon et le thon rouge du pacifique, qui, paradoxalement fait l'objet de ventes à des prix records pour alimenter quelques restaurants japonais spécialisés dans les sushis. Manger des sushis au thon rouge n'est donc pas recommandé.

Les poissons qui ne devraient être consommés qu'une fois par mois

D'autres espèces ne devraient être consommées qu'une fois par mois, c'est le cas des autres espèces de thon dont le thon albacore que l'on retrouve notamment dans les boîtes de thon si communes. A ne consommer qu'une fois par mois également : hoplostèthe orange, mérou, merlu...

Les poissons qui peuvent être consommés une à plusieurs fois par semaine

Bonne nouvelle tout de même : des espèces marines peuvent être consommées une fois par semaine (mais pas davantage) comme le bar, l'anchois, le chinchard, la sardine et le flet.
Et même deux fois par semaine : hareng, maquereau tacheté, mulet, morue.

Les poissons qui peuvent être consommés sans restriction

Selon le rapport, l'aiglefin et le saumon sont les deux espèces de poisson qui présentent le moins de mercure et peuvent donc être consommés librement.

Tableau récapitulatif des poissons et des recommandations de consommation par rapport à leur concentration en mercure
Source : Biodiversity Research Institute / notre-planete.info
 Espèces de poissons
Ne pas consommerMarlin, maquereau roi, espadon, thon rouge du pacifique (présent dans certains sushis)
Ne consommer qu'une fois par moisThon albacore, thon jaune, thon obèse, thon listao, hoplostèthe orange, tassergal, mérou, merlu, grenadier, vivaneau
Ne consommer qu'une fois par semaineBar, anchois, chinchard, sardine, flet.
Ne consommer que 2 fois par semaineHareng, maquereau tacheté, mulet, morue
Consommer à volontéAiglefin, saumon

Le cas des mollusques et crustacés

Mollusques et crustacés représentaient environ 23 pour cent de la pêche mondiale en 2010. Dans cette catégorie, les crevettes sont les animaux les plus consommés selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La FAO et l'OMS ont récemment évalués les risques et avantages liés à la consommation de poissons et crustacés dans un rapport qui précise notamment les concentrations en mercure pour un large éventail de fruits de mer.

Les moules comme les palourdes et les pétoncles ont une concentration moyenne totale en mercure d'environ 0,02 ppm (en poids humide), et peuvent donc être consommés sans restriction. Ce n'est pas le cas du homard américain (0,22 ppm) qui ne devrait être consommé qu'une fois par mois au maximum.

Des normes sanitaires à réviser

Même à très faible dose, le mercure est néfaste, notamment sur le développement du cerveau. Ce qui explique que le Dr Edward Groth, conseiller à l'Organisation Mondiale de la Santé, déclare que "des niveaux d'exposition définis comme sûrs par les seuils officiels causent en fait des effets indésirables".

C'est pourquoi, le Dr Edward Groth préconise de diminuer les valeurs limites de consommation de mercure à un quart des recommandations actuelles des Etats-Unis et de ne pas consommer d'espèces comme le marlin et le thon rouge du Pacifique.

Les recommandations rassurantes de l'Anses : « la consommation de poissons ne présente pas de risque pour la santé au regard du risque lié au méthylmercure. », qui s'appuient sur les valeurs actuelles de l'OMS mériteraient donc d'être révisées.

La toxicité du mercure sur l'organisme

One Voice nous dresse une synthèse des effets nocifs du mercure sur la santé : « L'intoxication chronique par le mercure, provenant notamment d'aliments contaminés, et de son accumulation dans l'organisme, perturbe le fonctionnement des cellules et des enzymes de nombreux systèmes.

Elle entraîne des symptômes nerveux (perturbations du développement du système nerveux in utero et pendant l'enfance, retard de développement du fœtus même en l'absence de signes toxiques chez la mère, maux de tête, vertiges, anxiété, dépression, fatigue, troubles du sommeil, engourdissement et gonflement des extrémités, tremblements, troubles de la vision et de l'audition...) et cutanés (rougeurs sur la paume des mains et la plante des pieds, urticaire...).

Elle touche aussi l'appareil digestif (hyper-salivation ou sécheresse buccale, diarrhée, constipation, brûlures du tube digestif, douleurs d'estomac, nausées, perte d'appétit, prise de poids ou amaigrissement) et les reins (présence de protéines et de globules rouges dans les urines).

Le mercure agit aussi sur les systèmes cardiovasculaire et respiratoire et induit des troubles du rythme cardiaque (tachycardie, arythmie...), des douleurs cardiaques, de l'hyper ou de l'hypotension, des difficultés respiratoires... Il dérègle le système immunitaire, ce qui peut conduire à des infections répétées et des allergies.

Enfin, le mercure est à l'origine de troubles hormonaux, agissant notamment sur la thyroïde et la reproduction et pouvant conduire à l'infertilité. »

Que peut-on finalement manger ?

Avec l'effondrement dramatique des stocks de poissons et la raréfaction des grands prédateurs marins, cette contamination au mercure pourrait, si les consommateurs s'en soucient, permettre à certaines populations de poissons se reconstituer. En attendant, il devient de plus en plus complexe de se nourrir :

  • la viande est de mauvaise qualité, contaminée par les OGM, les pesticides et les antibiotiques, fait l'objet de fraudes qui rendent sa traçabilité hasardeuse (cas de la viande de cheval dans certains plats préparés) ;
  • les fruits et légumes qui ne sont pas issus de l'agriculture biologique ou d'un potager favorablement localisé, sont également contaminés par les pesticides et les pollutions.
  • Restait le poisson qui jouit encore d'une bonne réputation mais qui s'avère finalement s'avère aussi problématique pour la santé. De surcroît, la surpêche compromet tout simplement son existence dans l'assiette d'ici quelques décennies.

Plus que jamais, un régime végétarien équilibré, issu d'une agriculture biologique ou familiale locale s'impose comme le meilleur compromis pour manger sainement. 


En savoir plus sur https://www.notre-planete.info/actualites/3653-poisson_mercure_sante#8TvgqKG26qmrbhHa.99
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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 11:44
Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info 

Une nouvelle étude associant des chercheurs de l'Inserm, de l'Inra et de l'Université Paris 13 (Centre de recherche épidémiologie et statistique Sorbonne Paris Cité, équipe EREN) met en évidence le lien possible entre consommation d'aliments ultra-transformés et apparition de cancers. Cette étude est particulièrement pertinente car elle s'appuie sur l'importante cohorte de l'étude NutriNet-Santé : plus de 100 000 personnes ont été suivis pendant plusieurs années en France.

En juillet 2017, plus de 160 000 volontaires participaient activement à l'étude NutriNet-Santé. "Il s'agit d'une étude de cohorte (c'est à dire portant sur un groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) réalisée sur une large population d'adultes volontaires (qui deviennent en s'inscrivant des Nutrinautes), dont l'objectif est d'étudier les relations nutrition-santé" indique le site web de l'étude.

En effet, de nombreuses études mettent maintenant en évidence le lien entre la qualité de notre alimentation et la diminution des maladies chroniques dont le cancer, dont l'occurence ne cesse d'augmenter dans les pays dits développés et notamment en France.

Ici, les résultats de cette étude "suggère une association entre la consommation d'aliments ultra-transformés et le sur-risque de développer un cancer".

Au total, 104 980 participants de la cohorte française NutriNet-Santé ont été inclus. Au cours du suivi (8 ans), 2 228 cas de cancers ont été diagnostiqués et validés. Une augmentation de 10% de la proportion d'aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire s'est révélée être associée à une augmentation de plus de 10% des risques de développer un cancer au global et un cancer du sein en particulier.  Ces résultats étaient significatifs après prise en compte d'un grand nombre de facteurs sociodémographiques et liés au mode de vie, et également en tenant compte de la qualité nutritionnelle de l'alimentation. Ceci suggère que la moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés ne serait pas le seul facteur impliqué dans cette relation.

La classification NOVA permet de catégoriser les aliments selon 4 groupes, en fonction de leur degré de transformation industrielle :

  • aliments peu ou pas transformés,
  • ingrédients culinaires,
  • aliments transformés,
  • aliments ultra-transformés.

 

Cette étude portait sur le groupe des « aliments ultra-transformés », qui comprend par exemple :

  • les pains et brioches industriels,
  • les barres chocolatées,
  • les biscuits apéritifs,
  • les biscuits, gâteaux, crèmes glacées, desserts aromatisés,
  • les saucisses, saucisson et le jambon (à cause des nitrites),
  • les sodas et boissons sucrées aromatisées,
  • les nuggets de volaille et de poisson,
  • les soupes et nouilles instantanées,
  • les produits laitiers sucrés,
  • les céréales du petit déjeuner, les barres de céréales,
  • les pizzas surgelées ou pas,
  • les poêlées industrielles de légumes,
  • les plats cuisinés congelés ou prêts à consommer,
Mai aussi les produits alimentaires principalement ou entièrement constitués de sucre, de matières grasses et d'autres substances non utilisées dans les préparations culinaires telles que les huiles hydrogénées et les amidons modifiés. Les procédés industriels comprennent par exemple l'hydrogénation, l'hydrolyse, l'extrusion, et le prétraitement par friture. Des colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants et d'autres additifs sont souvent ajoutés à ces produits.

 

Or, durant les dernières décennies, les habitudes alimentaires ont beaucoup changé. De plus en plus de Français consomment des aliments ultra-transformés : ils représentent aujourd'hui plus du tiers des aliments consommés et contribuent à plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays occidentaux. Ils se caractérisent souvent par une qualité nutritionnelle plus faible, mais aussi par la présence d'additifs alimentaires, de composés néoformés et de composés provenant des emballages et autres matériaux de contact.

Des conséquences sanitaires ont déjà été mises en évidence comme les risques accru de dyslipidémies, de surpoids, d'obésité, et d'hypertension artérielle. Toutefois, aucune étude n'a porté sur le risque de cancer, alors que des expérimentations chez l'animal suggèrent de potentiels effets cancérogènes de plusieurs composants habituellement présents dans les aliments ultra-transformés.

Parmi les différentes hypothèses qui pourraient expliquer ces résultats, la moins bonne qualité nutritionnelle globale des aliments ultra-transformés ne serait pas la seule impliquée, suggérant des mécanismes mettant en jeu d'autres composés (additifs, substances formées lors des process industriels, matériaux au contact des aliments, etc.). Ces résultats doivent donc être considérés comme une première piste d'investigation dans ce domaine et doivent être confirmés dans d'autres populations d'étude. Notamment, le lien de cause à effet reste à démontrer.

Vers une étude sur la nocivité des additifs alimentaires

Pour poursuivre ces travaux, l'équipe de recherche lance actuellement un nouveau programme sur les additifs alimentaires, très controversés et présents dans la quasi totalité des produits transformés. L'objectif principal sera d'évaluer les expositions alimentaires usuelles à ces substances et d'étudier leurs effets potentiels sur la santé et la survenue de maladies chroniques. C'est pourquoi, le recrutement de nouveaux volontaires pour participer à l'étude NutriNet-Santé se poursuit. Il suffit pour cela de s'inscrire en ligne et de remplir des questionnaires, qui permettront aux chercheurs de faire progresser les connaissances sur les relations entre nutrition et santé et ainsi d'améliorer la prévention des maladies chroniques par notre alimentation


En savoir plus sur https://www.notre-planete.info/actualites/440-aliments-transformes-cancer#lE2jtWTWIH3oDASt.99
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12 février 2018 1 12 /02 /février /2018 12:01

En 20 ans, la concentration en nitrates des cours d’eau a quasiment diminué de moitié. Mais les changements d’acteurs pour la gestion de l’eau redistribuent les cartes et questionnent sur la poursuite efficace des actions mises en œuvre.

La qualité de l’eau progresse depuis 1995 en Bretagne. La concentration en nitrates dans les bassins bretons a nettement diminué en 20 ans. Pour autant, deux nouvelles lois redistribuent les cartes en imposant un changement d’acteurs pour la gestion de l’eau.

38 % des masses d’eau en bon état

« La Bretagne partait de très loin », admet Martin Gutton, directeur général de l’agence de l’eau Loire-Bretagne. En 1995, les cours d’eau bretons concentraient 51,6 mg de nitrates par litre. En 2015, ce taux était descendu à 33,6 mg. Aujourd’hui, 38 % des masses d’eau bretonnes sont en bon état. Même si l’objectif est de 61 % d’ici 2 021. Dans certains bassins, comme celui de la Vilaine, la qualité de l’eau a encore une forte marge de progression.

 
En 1995, les cours d’eau bretons concentraient 51,6 mg de nitrates par litre, en 2015, ce taux était descendu à 33,6 mg
En 1995, les cours d’eau bretons concentraient 51,6 mg de nitrates par litre, en 2015, ce taux était descendu à 33,6 mg | DR
Une nouvelle organisation

Jeudi, la conférence bretonne de l’eau réunissait les différents acteurs chargés de l’environnement et de la gestion de l’eau dans la région. L’occasion aussi d’échanger sur la réorganisation de cette mission. À partir de 2018, la gestion de l’eau et des milieux aquatiques sera assurée par les communautés de communes et d’agglomération. Elles récupèrent aussi la prévention des inondations.

Jusqu’à présent, ces activités étaient confiées aux communes. Une restructuration qui fait suite aux lois « Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles » et « Nouvelle organisation territoriale de la République » (NOTRe).

Mais voilà, les périmètres des communautés de communes ne sont pas forcément les mêmes que ceux des bassins hydrographiques. Ce qui questionne sur la poursuite efficace des actions mises en œuvre. La Bretagne a toutefois élaboré un plan pour guider les acteurs de l’eau dans leurs choix.

 

La carte des communautés de communes et d'agglomération en Bretagne.
La carte des communautés de communes et d'agglomération en Bretagne. | DR

Ouest-FRANCE

 

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  • : Le blog de Bien Vivre à la Campagne et pour cette année le 8 juillet La Fête du Lac de Marcenay
  • : Proposer à nos amis des informations et des réflexions sur l’environnement, notre patrimoine, des adresses sur les bons produits de notre région, la Bourgogne …
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