Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:16

25/03/2017  N°3

Sommaire :
1-Des nouvelles du Parc national
2-La vie de BVC : Cr des 2 derniers Conseils d’administration
3-Brèves

1-Des nouvelles du GIP
Notre association a adhéré au GIP (groupement d’intérêt public) du parc national des forêts de Bourgogne et Champagne depuis le mois de février 2017.La Lettre de BVC se fera naturellement et régulièrement l’écho de l’activité de celui-ci.
Résumé des initiatives prises par le GIP entre Janvier et Février 2017
-Protéger la Seine en amont : une priorité
Rencontre des responsables du GIP avec ceux du (nouveau) contrat « Global » Sequana (Syndicat remplaçant le SICEC), afin d’améliorer l’état des milieux aquatiques de l’amont du bassin versant de la Seine (1/3 du territoire)
-Economie, agriculture, Forêts et Territoire : valoriser les filières
Finalisation du foncier agricole impliqué dans les futurs coeurs de Parc afin d’avancer des propositions concrètes de leviers à mettre en place à l’échelle du territoire du GIP.
Rencontre du GIP avec le nouveau directeur territorial Grand Est de l’ONF des Forêts, Jean Pierre Renaud
Restitution du projet étudiant de l’Université Bourgogne, une étude « Lisières du territoire du futur Parc national des forêts de Champagne et Bourgogne » conduite entre octobre et décembre 2016.
Réalisation de diagnostics agricoles portés par Sequana sur la vallée de l’Ource, le GIP animant le dispositif auprès des agriculteurs. Audition par les Directions régionales de l’agriculture, de
l’alimentation et de la Forêt de Bourgogne-Franche-Comté pour répondre à l’appel à projet : Investissement pour l’amont forestier.
Valorisation de l’architecture et du patrimoine portée par la commune d’Arc-en-Barois. A l’initiative de cette commune, établissement en cours d’un diagnostic pour une mise en valeur du patrimoine bâti et des espaces naturels.
Réflexion avec le sous-préfet de Montbard et la préfète de la Région (BFC) pour valoriser la filière bois du Châtillonnais, en présence des acteurs de cette filière.
Participation à la commission économie du projet « LEADER » de la CC du Pays Châtillonnais. Un diagnostic a été établi mettant en évidence forces et faiblesses économiques du Châtillonnais.
A la rencontre directe des habitants et nouveaux outils de communication.
Groupe de travail inter-parcs nationaux pour développer l’outil géomatique qui consiste à organiser, gérer et analyser des données informatiques collectées et de les traduire en cartographie dynamique.
Lancer une nouvelle forme de communication plus directe avec les habitants des communes du futur Parc national. Un questionnaire avait été lancé en 2016 et des réunions organisées pour améliorer le site du Parc : 2000 contributions traitées et forte participation à ces réunions.
Projet de création de voies vertes, en application de la stratégie de « mise en tourisme du futur Parc national », de Grancey-le-Château ou Bricon à Châtillon sur Seine. Rencontre directe avec les propriétaires, exploitants et habitants sur la commune de Leuglay.
 

2-Ce qu’il faut retenir des conseil d’administration de l’association en janvier et février :
Conseil d’administration (CA) du 17 janvier 2017 Nous avons organisé et précisé les règles
des trois groupes de travail : parc national, eau potable et agriculture : chaque membre du CA
s’implique dans un groupe, un appel aux adhérents désireux de renforcer ces groupes sera fait par mail, les réunions du CA seront espacées pour permettre aux groupes de travail de se réunir, chaque pilote de groupe rendra compte en CA de l’activité.
Nous avons beaucoup discuté sur le thème qui serait le plus pertinent pour le troisième groupe
« agriculture » ; c’est finalement le thème « santé, environnement, agriculture » qui a été
retenu car il permet de fédérer un large public : tous les habitants du Châtillonnais sont ainsi
concernés.
Nous avons aussi discuté de la rencontre avortée avec l’exploitant agricole de Cérilly désireux
d’implanter un poulailler industriel et envers lequel l’association a engagé et engage des
procédures contentieuses. Nous avons décidé en CA de lui écrire notre position. Nous craignons qu’à l’exemple des intrants agricoles pour les céréales, nous retrouvions dans quelques années des résidus de produits médicamenteux administrés aux poules, dans les nappes souterraines via l’épandage des fientes. Pour ceux qui le désirent, nous adresserons bien volontiers le texte intégral de notre lettre.
Conseil d’administration (CA) du 11 février 2017
Nous avons acté qui sont les pilotes des groupes de travail :
1) Eau : Odile de Korner et Jocelyne Gueneau
2) Parc national : Annie Chazottes et Simone Comminsoli
3) Agriculture : Etienne Collomb
Suite aux demandes reçues, nous écrirons aux exposants des précédents marchés pour leur dire que nous n’organiserons pas de fête du lac en juillet (le lac est vide).Nous réfléchissons à un événement convivial. Vos idées sont les bienvenues.
Communication : comment mieux faire connaitre l’association et faire venir plus d’adhérents ? Une campagne de distribution de flyers dans des lieux de passage a été organisée. Nous avons moins d’adhérents cette année que l’année dernière à la même date. Avez-vous réglé votre cotisation ? (pour mémoire, la cotisation court de septembre à septembre)
Notre appel à adhérents pour participer aux groupes de travail a été peu fructueux. Nous
relançons notre appel via cette newsletter.
N’hésitez pas à nous rejoindre ! Le prochain CA est prévu le 22 avril : nous ne
manquerions pas de vous en rendre compte
3-Brève : Compte rendu de l’assemblée générale (AG) du futur parc national des forêts
de Champagne et de Bourgogne.
Lors de l’AG du lundi 27 février, la candidature de l’association au sein du troisième collège devait être validée. Pour mémoire, un premier collège est  constitué de représentants de l’Etat et de ses services. Un second réunit les collectivités locales (communes et intercommunalités, départements, régions) et le troisième les acteurs du territoire (monde économique, associatifs, habitants, …).
 Or, ce soir-là, la presse s’en est fait l’écho, une minorité d'agriculteurs et d'opposants au projet
de création du Parc national ont violemment empêché la tenue de l'Assemblée Générale du
Groupement d'intérêt public (GIP) en charge d'animer ce projet. En plus de bloquer cette
instance de débat, des agressions physiques ont été perpétrées sur des membres de l'Assemblée générale qui souhaitaient y participer.
 Nous regrettons que les élus n’aient guère manifesté leur réprobation de tels actes.
L’AG a donc été reportée au 15 mars à Langres (Haute Marne). Les nouvelles candidatures
d’associations ont été validées. Nous rendrons compte dans le prochain numéro.

Repost 0
Published by kirtap
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 10:48

Par Olivier Levrault, Envoyé spécial en Côte-d’Or — 9 février 2017 à 19:26

 

Malgré une organisation encore imparfaite, le bois est l’énergie renouvelable la plus utilisée en France. En Côte-d’Or, la filière se professionnalise et parvient à tisser le lien entre la forêt et le chauffage ou le gros œuvre.

L’idée d’utiliser le bois comme énergie est vieille comme l’humanité dès lors qu’elle a maîtrisé le feu. Aujourd’hui encore, à travers le monde et en France aussi, le bois est la première des énergies renouvelables. Il représente 40% du mix énergétique renouvelable, loin devant l’hydraulique (20%), l’éolien (8%) ou le photovoltaïque (3%). Dans l’ambition de la France d’atteindre 23 % d’énergies renouvelables en 2020 (contre 14,9% en 2015), le bois est en première ligne. Malgré cela, la filière française reste souvent mal organisée. Après quelques hivers trop doux et avec le retour du froid comme une bénédiction, l’Office national des forêts (ONF) et le Syndicat des énergies renouvelables (SER) ont organisé une grande démonstration en forêt bourguignonne de ce que peut être la chaîne de la biomasse quand elle est bien gérée.

Rendez-vous donc au «gisement», sur un «chantier sylvicole». Le champ lexical de l’énergie-bois fait davantage penser à celui du bâtiment qu’à une balade champêtre, mais nous voilà bien en forêt. La parcelle, une propriété privée, court le long de l’autoroute A31, à Selongey (Côte-d’Or). Une pelleteuse avec à son extrémité un «grappin-scie» tronçonne puis fagotte des arbres. Il y a les beaux spécimens - des chênes, frênes ou merisiers - marqués d’un liseré rouge et préservés. Tout le reste est arraché.

Charpentes et tonneaux

Ces amas de noisetiers ou de charmes déracinés vont sécher là plusieurs mois. Ces arbres à terre forment le bois-énergie. «Il y a quelques années, ce bois, parce qu’il n’est pas de qualité, n’avait pas d’utilité. Il était perdu et mourait sur place, explique André Voisin, le propriétaire de cette forêt. Aujourd’hui, je le vends pour l’énergie.»

Du doigt, Christophe Chapoulet, directeur d’ONF Energie, indique un beau chêne centenaire encore sur pied, et résume : «Tout le tronc en dessous de la première branche, le fût de l’arbre, c’est le bois d’œuvre» pour construire des charpentes, des meubles ou des tonneaux. «La suite du tronc et les branches principales iront nourrir l’industrie», à condition d’être droits et donc facilement transportables vers les usines de trituration, qui transforment le bois en papier. « Tout le reste, c’est le bois-énergie : les branches tordues, les petites branches.» Mais ce bois mort qui s’abandonne en forêt ne favorise-t-il pas la biodiversité ? Ne permet-il pas, en se décomposant au sol, la préservation de l’écosystème forestier ? «Oui, mais ce qui transmet le plus de minéraux, ce qui donne de la nourriture à tout l’écosystème, ce sont les feuilles et les plus petites branches et ça, on ne le prend pas, assure Christophe Chapoulet. Quand le bois sèche, les feuilles tombent et restent donc en forêt. Elles ne sont de toute façon pas bonnes pour l’énergie, car elles sont pleines d’eau.»

Si la forêt d’André Voisin peut être exploitée, c’est parce qu’il est adhérent, comme 2 800 autres propriétaires, de la Coopérative forestière Bourgogne Limousin (CFBL), qui couvre un territoire de 110 000 hectares. «La forêt privée française est extrêmement morcelée en une multitude de petits propriétaires - plus de 2 millions d’entre eux possèdent moins d’un hectare -, c’est la raison pour laquelle il faut se regrouper et se structurer en coopérative, explique Lionel Say, directeur général de la CFBL. Cela permet de mettre les moyens d’exploitation en commun, d’optimiser les coûts et les flux.»

Dans le cas d’André Voisin, les travaux ne lui coûteront rien. «Ça me rapporte même 250 euros l’hectare»,précise-t-il. D’habitude, pour les petits propriétaires, le choix est vite fait : au prix de la coupe et de la commercialisation, autant laisser la forêt en l’état. Finalement, seul un tiers de l’accroissement naturel annuel de la forêt privée (ce qui pousse en plus chaque année) est exploité, contre 60 % pour les forêts appartenant aux collectivités territoriales et 100% pour la forêt domaniale, propriété de l’Etat. Vu que les parcelles privées couvrent les trois quarts du territoire forestier, «on estime qu’une moitié seulement de l’accroissement naturel total est exploitée», indique Rémi Chabrillat, directeur productions et énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). «Notre objectif est de passer à 65% de l’accroissement en 2030. Il ne faudra pas aller au-delà, car si la forêt ne continue pas à s’agrandir, la filière n’est plus une énergie renouvelable.» La forêt française s’étale sur presque un tiers du territoire métropolitain, avec 16,5 millions d’hectares.

«Quand on exploite une forêt, on ne la détruit pas», explique Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). Cyril Le Picard, président de France Biomasse Energie (la commission biomasse du SER), détaille : «Si on ne coupe pas le bois de qualité inférieure, la forêt ne se développe pas bien et les arbres d’avenir, ceux qui donnent de la valeur au terrain, ne poussent pas de manière idéale. Il faut faire des petites éclaircies, des coupes d’améliorations ou parfois des coupes rases.»

Justement, deuxième acte : coupe rase à Villebichot, entre Beaune et Dijon. Sur quelques hectares, la forêt publique, propriété du village, s’est effacée. «L’exploitation de la forêt inquiète la population, admet Pascal Grappin, le maire du village. Les gens se demandent : "Va-t-on avoir assez de bois ?" Alors on leur répète : la forêt s’accroît ! Il est important de le rappeler.» Il souligne que le bois coupé n’ira pas que dans les chaufferies. «On aura d’abord vendu le bois d’œuvre à 150 euros le mètre cube ! Le bois pour l’énergie, c’est résiduel, un petit plus financier.» Auparavant, une partie seulement de cette forêt était utilisée par les habitants, dans leurs cheminées. Depuis 2012, le village le commercialise via un contrat avec ONF Energie. Derrière le maire, une pelleteuse s’occupe des restes des chênes. Sur ce champ de bataille sylvicole, seront plantés dans les prochains mois des chênes sessiles, une autre essence plus adaptée au sol. «Résultat dans 150, 180 ans, s’amuse l’édile. Nous plantons pour les générations futures.»

Confettis

Au loin, une rumeur trouble la quiétude de la forêt bourguignonne. Au plus près, c’est un vacarme, un imposant broyeur qui avale sans discontinuer branches et troncs pour les recracher en confettis. Le cycle du bois-énergie passe par ce déchiquetage impressionnant. Le matériau ainsi broyé est un bien meilleur combustible que la bûche car beaucoup moins humide. Des camions acheminent ensuite ces plaquettes vers des chaufferies biomasse. «Entre la forêt et la chaufferie, il y a en moyenne 70 kilomètres et, de toute façon, au-delà de 150 kilomètres, ce n’est plus rentable», affirme Christophe Chapoulet d’ONF Energie, leader du marché de la plaquette en France. Le bilan carbone de la filière serait «quasi neutre», assure-t-il : «En prenant en compte tous les postes de consommation - coupe du bois, transport… -, l’énergie consommée pour emporter les plaquettes dans la chaufferie est souvent inférieure à 5 % de l’énergie délivrée finalement par le bois.» Et si le bois, lorsqu’il brûle, délivre le CO2 qu’il a stocké toute sa vie, «il en émet aussi lorsqu’il meurt en forêt, par fermentation. Sauf que là, on récupère l’énergie», défend Cyril Le Picard, de FBE.

Fin de circuit

Au sud-est de Dijon, les cheminées rouge et blanche de la chaufferie Dalkia (filiale d’EDF) des Péjoces fument depuis fin 2014. Dehors ou à l’abri d’entrepôts, les plaquettes de bois sèchent et attendent leur tour de chauffe. Dans les foyers des trois chaudières, le bois se consume à 900 degrés et laisse échapper du gaz. La combustion de ce gaz va libérer de l’air chaud. Fin de circuit : l’air chauffe l’eau qui, circulant dans les 49 kilomètres de tuyaux du réseau de chaleur du Grand Dijon, va contribuer à alimenter 28 000 logements en chauffage et eau chaude sanitaire. Aujourd’hui, plus de 7 millions de foyers utilisent le bois comme chauffage principal ou secondaire. En 2020, ils devraient être 9 millions. «L’enjeu est de chauffer plus de monde avec autant de bois, explique Rémi Chabrillat de l’Ademe. Il faut remplacer les vieilles cheminées ou appareils à foyer ouvert, qui ont un rendement énergétique de 10 % à 15 %, par des inserts ou poêles de nouvelle génération labellisés Flamme verte, au rendement de 75 % à 80 %

Mais l’usage individuel n’est pas la meilleure voie pour que l’énergie-bois puisse combler son retard. La filière compte bien plus sur les chaufferies biomasse et les réseaux de chaleur urbains qu’elle veut multiplier. C’est pour cela qu’a été créé le Fonds chaleur, outil géré par l’Ademe depuis 2009, qui a financé plus de 3 000 unités de production de chaleur renouvelable dans le collectif, l’industrie, le secteur agricole ou le tertiaire. Pas négligeable quand on sait que «la chaleur représente 50 % de la consommation d’énergie finale en France», rappelle Jean-Louis Bal, du SER. «Il faut s’intéresser à la chaleur, pas uniquement à l’électricité, si on veut respecter les objectifs 2030. Et accélérer.»Comment ? «Il faut augmenter le bois de construction. Car augmenter ce bois, c’est augmenter les sous-produits pour l’énergie.» Paradoxe : si la récolte du bois destiné à l’énergie a augmenté depuis 2009, celles du bois d’œuvre et d’industrie ont, elles, chuté. Une forêt, deux vitesses.

Olivier Levrault Envoyé spécial en Côte-d’Or

Repost 0
Published by kirtap
commenter cet article
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 10:09

Doit-on se battre ou s’accorder pour la survie de nos forêts ? La volonté de réaliser un Parc national pour la protection des paysages de Bourgogne et de Champagne séduit ou inquiète. Pour tout savoir, rendez-vous lundi 13 février après le Soir3.

 

 

Repost 0
Published by kirtap
commenter cet article
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 12:02

La coopérative bio Germinal ouvrira dans quelques mois un nouveau magasin à Auxerre nord

La coopérative bio Germinal ouvrira dans quelques mois un nouveau magasin à Auxerre nord

Connue de tous les Auxerrois, la coopérative bio Germinal s’agrandit et connaîtra dans quelques mois, sa petite sœur, dans le nord de la ville.

 

La stratégie de développement de la coopérative Germinal n'est pas au point mort, bien au contraire. Elle a des projets plein la tête et semble avoir un futur radieux.

Depuis plus de 40 ans, ce magasin fait le bonheur des amoureux de l'alimentation biologique et a semé sa graine un peu partout dans le département. Preuve de son succès, une nouvelle enseigne va s'ouvrir.

Ouverture d'un quatrième magasin dans le département

« Après Auxerre, Sens et Tonnerre, on a décidé d'ouvrir un quatrième magasin. Cette fois, ce sera à Auxerre nord, dans la Zone artisanale des Bréandes à Perrigny », explique Cyril Aubry, co-directeur, avec Benoît Gaussens, de Germinal. D'une surface de 500 m ², il devrait sortir de terre dans les prochains mois et ouvrir fin septembre, début octobre 2017. L'aventure démarrera avec dix salariés.

L'ouverture d'un second établissement à Auxerre est une évolution logique, « on arrive à saturation au 22 rue Preuilly ». Ce n'est pas seulement pour des raisons techniques que la société garnit son offre. Le bio est en plein boom et Germinal n'échappe pas à la règle : en 2016, la croissance du magasin était de + 15 %.

Un service de bio-bus
à l'étude

« Proposer cette création dans le nord d'Auxerre permet d'étoffer notre public. On va toucher une partie de la population qui demande de l'alimentation biologique et la faire connaître à une autre clientèle », admet Cyril Aubry. À noter que l'offre à Perrigny sera essentiellement conforme à celle du magasin historique. En revanche, afin d'aiguiller les potentiels nouveaux clients et apprendre la pédagogie du bio, une personne sera présente à l'entrée pour « les aider dans leur démarche ».

Ce nouveau magasin n'est pas le seul projet dans les tiroirs de Germinal. Un service inédit est à l'étude : « la création d'un bio-bus. Si on voit que c'est un gouffre financier et qu'on n'obtient pas les aides des collectivités, on abandonnera, mais on a vraiment le souhait d'investir le territoire rural ».

Avec ce bio-bus, le principe serait simple : « organiser une tournée dans les petites communes, pour aller au plus proche de la population en lui proposant une offre très ciblée avec des produits de base ». Pour Cyril Aubry, ce système est écologique : « au lieu d'avoir quinze voitures sur notre parking, on vient chez les clients, sur la place du village ! ».

Des cours de jardinage

Autres projets : « On veut se rapprocher de nos sociétaires en offrant par exemple des cours de jardinage, des sorties pour découvrir la botanique, ou se rendre dans les fermes de nos producteurs locaux, ce sont des idées ». Et ce ne sont pas les seules ! Sur la partie locale, ils souhaiteraient « accompagner certains projets de producteurs dans le passage vers le bio ».

À Germinal, les innovations poussent comme des champignons.

Emma Faury

Repost 0
Published by kirtap - dans événements
commenter cet article
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 09:55

Atrazine, nitrates, pesticides, aluminium : quelle est la qualité de l’eau en France ? Eau potable ou eau de baignade, l’UFC-Que Choisir s’est intéressé à la qualité de l’eau. Enquêtes, études, actualités... découvrez toutes les publications de nos experts.Méthodologie de notre étude

Synthèse réalisée à partir des analyses de l’eau effectuées entre février 2014 et août 2016, sur les 36 568 communes de France métropolitaine, publiées sur le site du ministère de la Santé, pour 50 contaminants et paramètres physico-chimiques.

Les critères étudiés sont classés réglementairement en deux groupes d’importance différente :

  • Les limites de qualité sont les critères les plus importants, pour lesquels des non-respects des normes peuvent être dangereux pour la santé, selon le niveau et la fréquence de dépassement. Il s’agit notamment de critères microbiologiques (Escherichia coli, entérocoques) et de substances toxiques (pesticides, nitrates, plomb, nickel, cuivre, arsenic, solvants chlorés…).
    Pour les critères étant définis comme des limites de qualité, nous avons défini les appréciations suivantes :
    • Qualité de l’eau « Bonne » : moins de 5 % d’analyses non conformes
    • Qualité de l’eau « Satisfaisante » : entre 5 % et 25 % d’analyses non conformes
    • Qualité de l’eau « Médiocre » : entre 25 % et 50 % d’analyses non conformes
    • Qualité de l’eau « Mauvaise » : entre 50 % et 75 % d’analyses non conformes
    • Qualité de l’eau « Très mauvaise » : plus de 75 % d’analyses non conformes
  • Les références de qualité : des dépassements sur ces critères n’ont pas d’impact direct sur la santé, mais ils traduisent notamment des dysfonctionnements du traitement pour rendre l’eau potable (certains critères microbiologiques, présence de chlore ou d’aluminium, eau trouble…). Ils peuvent traduire également les caractéristiques spécifiques de la ressource utilisée pour fabriquer l’eau potable (eau dure/eau douce, eau acide, présence de fer, radioactivité…) qui peuvent être à l’origine d’inconfort ou de désagrément pour le consommateur (eau colorée, entartrage dû à une eau calcaire, corrosion des canalisations et des appareils de chauffage par une eau agressive).
    Pour les critères étant définis comme des références de qualité, nous avons défini les appréciations suivantes :
    • Qualité de l’eau « Bonne » : moins de 25 % d’analyses non conformes
    • Qualité de l’eau « Satisfaisante » : entre 25 % et 50 % d’analyses non conformes
    • Qualité de l’eau « Médiocre» : plus de 50 % d’analyses non conformes

Les non-respects relevés dans le cadre de cette étude se répartissent en quatre grandes catégories :

Des pollutions dues aux activités humaines

La réglementation définit des limites de qualité pour différents polluants résultant d’activités humaines, notamment agricole ou industrielle. Les polluants les plus fréquemment rencontrés dans l’eau du robinet sont d’origine agricole :

  • le risque entraîné par les pesticides est celui d’une exposition sur le long terme ou à des stades cruciaux du développement de l’organisme, à des doses très faibles mais répétitives et avec des interactions possibles entre différents pesticides. Les risques suspectés, sans qu’ils aient pu être formellement démontrés à ce jour, pourraient être notamment des cancers (leucémies, entre autres), des troubles du système nerveux ainsi que des troubles de la reproduction.
  • les teneurs excessives en nitrates dans l’alimentation sont susceptibles de faire courir des risques de méthémoglobinémie (syndrome du bébé bleu) chez les nourrissons. En effet, les nitrates, transformés dans l’organisme en nitrites, peuvent, par la modification des propriétés de l’hémoglobine du sang, empêcher un transport correct de l’oxygène par les globules rouges. Toutefois, aucun cas de méthémoglobinémie lié à l’eau d’alimentation n’est recensé aujourd’hui en France. Plus généralement, la présence de nitrates dans l’eau potable est un indicateur de pollution d’origine agricole, qui peut s’accompagner de la présence d’autres polluants tels que des pesticides.

Des composants des canalisations

La réglementation définit des limites de qualité sur certains des composants des canalisations pouvant migrer dans l’eau. Pour la recherche de ces polluants, le prélèvement de l’eau se fait fréquemment au robinet des consommateurs. Par conséquent, leur présence dans une analyse ne signifie en aucun cas que cette pollution affecte l’ensemble du réseau ou de la ville, car elle peut ne concerner par exemple que certains branchements du réseau, certains immeubles ou logements.

  • le plomb est toxique et son ingestion à faibles doses mais répétées est à l’origine du saturnisme, une maladie touchant les enfants qui se manifeste par de l’anémie, un retard de développement intellectuel, des troubles neurologiques, digestifs et rénaux. Pendant longtemps, il a été utilisé pour la réalisation de canalisations. Bien qu’il soit désormais interdit, il peut encore subsister dans certains branchements publics ou privés, dans des soudures au plomb ou encore dans les colonnes montantes des immeubles anciens. Les canalisations en plomb doivent donc impérativement être remplacées.
  • le nickel est toxique notamment pour les reins. Sa présence est généralement due à son utilisation en plomberie (tuyaux, raccords, robinets).
  • une exposition au cuivre à long terme est susceptible de provoquer des irritations du nez, de la bouche ou des yeux. Sa présence dans l’eau provient de la corrosion des canalisations, notamment par des eaux agressives (trop douces).
  • le chlorure de vinyle est classé cancérogène certain pour l’homme et constitue un facteur de risque pour le cancer du foie. C’est un composant du PVC utilisé pour les canalisations. Sa présence dans l’eau est due à certains PVC de mauvaise qualité utilisés avant les années 1980.

Des défauts de traitement de l’eau

Ces contaminations peuvent être dues à un défaut de surveillance ou à une vétusté des installations de traitement et de distribution de l’eau. Elles sont plus fréquemment rencontrées dans des communes rurales ou de montagne. Selon l’importance de ces critères, la réglementation a défini des limites ou des références de qualité.

Limites de qualité :

  • qualité microbiologique : c’est l’exigence première pour qu’une eau soit considérée comme potable. La réglementation définit d’une part des limites de qualité qui ne doivent pas être dépassées pour les germes susceptibles de causer des problèmes de santé tels que des troubles intestinaux ou des infections localisées (Escherichia coli et entérocoques) et d’autre part des références de qualité pour les germes qui, sans être pathogènes, signalent une défaillance dans le traitement de l’eau ou dans le réseau (bactéries coliformes, bactéries sulfitoréductrices).
  • les bromates sont des sels du brome, un élément chimique très toxique pour les organismes aquatiques. Les bromates seraient susceptibles d’être à l’origine de cancers des reins. Ils peuvent apparaître lors du processus de potabilisation de l’eau, soit lorsqu’une eau contenant déjà du brome est désinfectée à l’ozone, soit parce que l’eau de Javel en contient.

Références de qualité :

  • chlore : il s’agit des chlorites formés lors de l'utilisation de chlore pour la désinfection de l'eau potable.
  • les matières organiques sont issues du lessivage des sols ou des rejets agricoles et urbains. Elles peuvent engendrer un développement microbien, d’algues ou de champignons ou encore être à l’origine de mauvais goûts.
  • la présence d’aluminium peut être d’origine naturelle, mais le plus souvent, elle résulte de l’ajout volontaire de sels d’aluminium utilisés pour rendre limpides des eaux naturellement troubles.

Des caractéristiques d’origine naturelle

Certaines caractéristiques de l’eau potable sont d’origine naturelle et propres aux eaux brutes (rivière ou nappes phréatiques) utilisées pour la fabrication de l’eau potable. Selon l’importance de ces critères, la réglementation a défini des limites ou des références de qualité.

Limites de qualité :

  • la présence d’arsenic dans l’eau est essentiellement d’origine naturelle, car celui-ci est présent dans les roches anciennes ou volcaniques (Massif central, Vosges...). L'arsenic est toxique par effet cumulatif, il peut entraîner des cancers de la peau et des cancers internes.
  • le sélénium : c’est un composant des roches profondes dont la présence dans les eaux révèle l’épuisement des nappes phréatiques du fait d’une surutilisation, notamment agricole. Bien que ce composé soit toxique, ses conséquences sur la santé sont à ce jour mal évaluées compte tenu des faibles niveaux auxquels est exposée la population française.

Référence de qualité :

  • la minéralisation de l’eau traduit la richesse de l’eau en sels minéraux d’origine naturelle. Une eau faiblement minéralisée (également appelée douce) peut être corrosive pour les canalisations et les appareils de chauffage et entraîner une dissolution des métaux toxiques comme le plomb. Si cette eau est en outre acide, elle est alors considérée comme agressive car elle peut attaquer les canalisations (plomb, cuivre, zinc). À l’inverse, une eau trop minéralisée (souvent appelée « calcaire » ou « eau dure ») peut être à l'origine de dépôts et d’entartrage.
  • eau acide/eau alcaline : ce paramètre est directement lié à la nature du sous-sol. En régions granitiques les eaux sont acides, alors qu’en régions calcaires elles sont alcalines. Une eau à la fois acide et peu minéralisée est considérée comme agressive (voir point précédent).
  • le manganèse est naturellement présent dans les roches au contact de l’eau. Il ne semble pas présenter de toxicité, en revanche il peut donner une coloration et un goût métallique à l’eau.
  • la présence de fer dans l’eau est majoritairement d’origine naturelle lorsqu’il est présent dans les roches. Dans certains cas, sa présence peut être due à la corrosion des canalisations. Il ne présente pas de toxicité, par contre il peut être à l’origine de colorations de l’eau ou de goûts désagréables.
  • la radioactivité de l’eau est due à la présence, dans certaines régions, d’un sous-sol granitique riche en composés radioactifs naturellement présents dans les roches. Elle est faible par rapport aux autres sources de radiations naturelles (rayonnements du sous-sol, de l’air ambiant ou rayonnements cosmiques). Les études épidémiologiques menées à ce jour n’ont pas permis d’établir de lien entre l’eau de boisson et les cancers du système digestif ou d’autres organes. Par application du principe de précaution, il est cependant recommandé de limiter cette contamination.

Pour la liste complète des paramètres étudiés, voir le glossaire.

Les bons gestes pour les consommateurs

Laissez couler l’eau quelques instants avant de la boire. Dans le cas où l’odeur est marquée, il suffit de laisser l’eau s’aérer, par exemple dans une carafe ouverte.

Lorsque la concentration en nitrates est comprise entre 50 et 100 mg/l, l’eau ne doit pas être consommée par les femmes enceintes et les nourrissons. Si elle est égale ou supérieure à 100 mg/l, l’eau ne doit être utilisée pour aucun usage alimentaire.

Lorsque l’eau est très alcaline (pH supérieur à 9), il est déconseillé de l’utiliser pour la toilette, car elle peut être irritante pour l’œil ou la peau.

Notes

(1) Critères mesurables définis par l’arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine mentionnées aux articles R. 1321-2, R. 1321-3, R. 1321-7 et R. 1321-38 du code de la santé publique.
 
Repost 0
Published by kirtap
commenter cet article
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 09:48

par Christophe Noisette

Les Faucheurs volontaires mènent une action globale, cohérente, depuis près de 15 ans. L’opposition des Faucheurs volontaires aux plantes génétiquement modifiées (PGM) ne se limite pas à la destruction des cultures. Certes, ce mouvement a détruit des parcelles de plantes transgéniques et mutées, mais il a aussi questionné les importations de soja génétiquement modifié dans les ports français, la pertinence de développer des variétés mutées tolérantes aux herbicides (VrTH) ou les choix de la recherche tant privée que publique en matière de développement agricole. La dernière action a eu lieu le 28 novembre 2016 en Côte d’Or : destruction de trois parcelles de colza génétiquement modifié par mutagénèse pour tolérer des herbicides.

Plantes mutées ou VrTH

Genius : une recherche contestée

Importation de soja OGM

28 novembre 2016, à Longvic, près de Dijon (Côte d’Or), 70 Faucheurs Volontaires ont « neutralisé » trois parcelles de colza rendu tolérant à des herbicides (VrTH) par mutagénèse. Ces essais étaient menés par le groupe agricole et agroalimentaire de Bourgogne Franche-Comté, Dijon Céréales [1]. Les Faucheurs ont ensuite livré quelques plants arrachés au siège de Dijon Céréales qui conteste la nature "OGM" de ce colza muté alors que la directive 2001/18 considère cette technique comme OGM mais l’exclut du champ d’application. La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) 21 et les Jeunes agriculteurs (JA) 21 ont immédiatement réagi : « Alors que la situation économique des agriculteurs côte d’oriens est catastrophique, il est inacceptable que des individus, ne représentant qu’eux-mêmes, se permettent de tels actes de vandalisme, qui constituent une véritable atteinte à la propriété privée. (…) Ces parcelles d’essais permettent de progresser dans la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ». La meilleure façon de réduire les herbicides est-elle de créer des variétés spécifiquement conçues pour les « tolérer » » ? L’agriculture, estiment les Faucheurs, peut se passer entièrement de ces produits toxiques.

Les actions de désobéissance civile menées par les Faucheurs volontaires pour dénoncer les tournesols ou colzas, issus d’une mutagénèse pour les rendre tolérant aux herbicides, restent d’actualité. Pour ces opposants, ces « OGM cachés » présentent exactement les mêmes inconvénients et faiblesses que les plantes transgéniques.

Si la technique d’intervention sur le génome change, l’objectif, lui – rendre des plantes tolérantes à des herbicides – est identique. Or, estiment les opposants, cet objectif n’est pas pertinent dans un contexte agronomique et social de réduction des intrants chimiques. Ce que contredit le Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre (Cetiom) : dans son communiqué de presse, il affirme en effet que « les expérimentations détruites entrent pleinement dans les objectifs du plan Ecophyto qui vise à réduire et raisonner le recours aux produits phytosanitaires. Ainsi, ces essais permettaient aussi de tester de nouvelles techniques de contrôle des mauvaises herbes avec l’introduction de solutions de désherbage mécanique ». André Merrien, directeur des études et recherches au Cetiom, affirme que ces colzas mutés permettent de diviser par dix les quantités d’herbicides utilisées.

Il est toujours curieux de voir que les mêmes arguments sont utilisés pour justifier chaque nouvelle « innovation technologique ». Les plantes génétiquement modifiées (PGM) transgéniques tolérant le Roundup étaient, elles aussi, censées réduire l’usage des pulvérisations. La réalité sur le continent américain est toute autre : la quantité d’herbicides pulvérisée n’a cessé d’augmenter, tout comme le nombre d’adventices ayant acquis la « tolérance » au glyphosate.

Mauvaise foi

 

 

« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ». Céline Imart, jeune agricultrice qui, dans une conférence filmée, prétend démonter les idées reçues sur l’agriculture, ne procède pas différemment par rapport à l’action des Faucheurs volontaires. Cette dernière affirme avec aplomb, quoique dans un français approximatif, que « les Faucheurs, ils le savent très bien - s’ils ne le savent pas c’est dramatique - que pour empêcher les OGM en France c’est pas de faucher des parcelles de la recherche publique qu’il faudrait faire mais plutôt d’aller bloquer les ports ». Soit c’est elle qui ne le sait pas très bien et alors c’est grave de parler en public de choses qu’on ne maîtrise pas, soit elle organise, à dessein, la confusion. En effet, l’action des Faucheurs volontaires est cohérente : elle vise autant les cultures, les importations que la gouvernance de la recherche publique.

2 août 2016, à Elne, près de Perpignan (Pyrénées orientales), des Faucheurs volontaires ont détruit trois hectares de tournesol rendu tolérant à un herbicide par mutagénèse (VrTH). « Depuis 2013, l’entreprise Nidera loue des terres aux agriculteurs pour y cultiver des semences de tournesols (...). Dès le printemps 2013, différentes entités opposées aux VrTH ont alerté les autorités sur la caractère nocif de ces cultures : réunions avec la Chambre d’Agriculture, le GNIS, le Conseil Général, les responsables locaux de Nidera. La population a été invitée à manifester son opposition, en plantant des graines de tournesols bio : 3000 sachets de graines ont été distribués. Malgré cela, les Faucheurs Volontaires constatent la persistance de cultures de semences de tournesols, dans l’opacité la plus totale », peut-on lire dans le communiqué de presse des Faucheurs volontaires.

Le 4 avril 2015, à la Pouëze (entre Angers et Segré), dans le Maine-et-Loire, des Faucheurs volontaires ont détruit une parcelle d’un hectare d’essais de colza rendu tolérant à un herbicide par mutagenèse, parcelle utilisée par le Groupe d’Étude et de contrôle des Variétés et des Semences (GEVES) qui est en charge de l’inscription au catalogue des nouvelles variétés commerciales.

En juillet 2014, à Longvic, en Côte d’Or, une vingtaine de Faucheurs volontaires se sont rendus sur le site de Dijon Céréales pour dénoncer l’utilisation d’un colza muté rendu tolérant à un herbicide. Le colza Clearfield a été ensemencé sur une cinquantaine d’hectares chez Dijon Céréales, précise la coopérative. Pour elle, ce colza muté répond « à des problématiques bien particulières, à savoir le développement des adventices difficiles voire impossibles à contrôler avec les moyens de lutte actuels. Ces impasses techniques auraient fini par avoir pour conséquence de limiter la culture du colza. » Ce discours ne convainc ni les Faucheurs ni les agriculteurs biologiques qui, eux, souhaitent cultiver sans intrants chimiques et considèrent que d’autres pratiques agronomiques permettent d’obtenir des résultats similaires. Le Cetiom lui-même le reconnaît : Gilles Sauzet explique sur le site Agriculture de conservation [2] que le semis direct permet de réduire la présence d’adventices. Il ajoute que dans certains cas, « sur ces grandes parcelles, on fait du colza sans désherbage depuis trois ans, avec un potentiel au moins égal... C’est fiable dans la mesure où l’on implante tôt en semis direct à très faible vitesse ».

Le même jour, des membres de la Confédération paysanne, du Groupement d’agriculture biologique 49 et du Civam s’étaient réunis devant les locaux de la coopérative agricole de Pays de Loire (CAPL), à Thouarcé, dans le Maine-et-Loire : ils contestaient la présence dans le catalogue de la coopérative d’un colza muté rendu tolérant aux herbicides, le colza Veritas CL, un OGM caché... Porte-parole des manifestants, Julien Rousselot a voulu souligner que la coopérative « a un rôle d’informations à jouer auprès de ses adhérents, en tant qu’acteur de la filière ». Ainsi, les militants demandent que soit organisé un débat entre tous les adhérents de la coopérative.

En juin 2014, en Haute Garonne, sur la commune d’Ox, des militants avaient prévu de manifester contre des parcelles de démonstration de colza Clearfield. Mais l’action a été avortée à cause de la présence des gendarmes. Quelques militants de la FDSEA étaient aussi présents, ce qui a entraîné une joute verbale sans surprise entre les deux camps : d’un côté, les plantes mutées sont une « fuite en avant scientiste » qui ne permettront pas de relever les défis alimentaires ; de l’autre, sans « ces semences à la pointe du progrès », l’agriculture française va perdre en compétitivité et « ce seront les agriculteurs américains ou asiatiques qui deviendront les maîtres de la nourriture mondiale ».

Mais les Faucheurs n’avaient pas dit leur dernier mot. Le dimanche 15 juin, ils sont retournés à Ox et ont « neutralisé neuf parcelles de Colza Génétiquement Modifié pour résister en post-levée à des herbicides habituellement utilisés sur céréales ». Ils continuent de réclamer que « ces OGM cachés soient traités avec les mêmes obligations que ceux issus de la transgenèse ». Ils appellent "les agriculteurs à ne pas céder aux mirages scientistes qui ne tiennent aucun compte de la capacité de réaction de la nature à s’adapter en développant systématiquement des résistances aux pesticides (herbicides, fongicides, insecticides, antibiotiques …) ». Pour les Faucheurs, « seules de bonnes pratiques agronomiques peuvent maintenir à un niveau acceptable les adventices et ravageurs sur le long terme ».

Dialogue de sourds : le 30 juin 2014, le ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll, a encore précisé sur RTL qu’ « il n’y a pas d’OGM cachés : ce sont des mutations de gènes sans qu’il y ait de gènes rapportés ». Pas d’apport de gènes, tous en conviennent, mais "OGM cachés", car c’est la directive européenne 2001/18 elle-même qui stipule que la mutagénèse produit des OGM.

Dans la nuit du 19 au 20 mai 2014, à Savarit près de Surgères, en Charente Maritime, c’est un peu plus d’un hectare de colzas mutés qui a été détruit. Il s’agissait d’une autre plateforme d’essais menée par le Cetiom qui devait, le 20 mai, organiser une visite de terrain. Dans son communiqué [3], le Cetiom souligne que ces essais s’inscrivent « dans l’agro-écologie » : « en associant au colza des couverts de légumineuses, le Cetiom cherchait à limiter l’impact des aléas climatiques (…) et réduire l’utilisation de pesticides ». Ainsi, poursuit-il, la mutagenèse « bénéficie (...) aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle ». Cette communication est choquante : l’agriculture biologique interdit l’usage des herbicides de synthèse. Or ces colzas ont été génétiquement mutés afin, précisément, de tolérer ces herbicides interdits. Et si les associations de culture et les semis sous couvert sont en effet des solutions techniques intéressantes, elles n’imposent aucunement l’utilisation d’herbicides, comme l’a montré le Cetiom lui-même [4].

Le 3 avril, à Angoulême, en Charente, le « Collectif vigilance OGM et pesticide » et la Confédération paysanne ont manifesté, avec des bouquets à la main, devant les locaux de la Direction départementale du Territoire (DDT) pour dénoncer les cultures de colza génétiquement modifié par mutagénèse. Les manifestants ont demandé à son directeur de faire remonter leurs revendications aux ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. La culture du colza muté est considérée légalement comme une culture conventionnelle : donc aucune évaluation, déclaration ou étiquetage ne sont prévus. Le collectif estime à 17 000 le nombre d’hectares cultivés en France en 2014. Le colza est une plante qui possède de nombreux cousins, sauvages ou cultivés, comme la moutarde ou les navets. Les risques de croisements, et donc de dissémination de la « tolérance » aux herbicides, sont grands. « Ce serait une catastrophe écologique » affirment les manifestants.

Le 2 avril 2014, à Fontenoy-sur-Moselle, en Meurthe et Moselle [5], les Faucheurs Volontaires ont « neutralisé » une plate-forme d’essais de colzas tolérant des herbicides. Pour eux, le Cetiom cherchait, avec ces essais en champs, à « vulgariser » cette technique auprès des agriculteurs. Le Cétiom a qualifié cet acte « d’aveugle, incompréhensible et inacceptable ». Le Cétiom affirme : « Cette technique bénéficie pourtant aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle. Elle est utilisée depuis plus de 50 ans et a été largement développée par la recherche publique comme l’Inra ». Si la technique est effectivement vieille de 50 ans, les VrTH n’ont été cultivées massivement à grande échelle que depuis peu.
Le Cetiom a porté plainte et une première personne a été interrogée par la Gendarmerie. Traditionnellement, les Faucheurs remettent aux gendarmes la liste des participants. Ils avaient omis de le faire pour cette action. Le Cetiom a alors gentiment demandé cette liste et le 9 janvier 2016, une liste d’une cinquantaine de personnes a été remise à la gendarmerie de Vienne (Isère). Les Faucheurs en ont profité pour, à nouveau, souligner que les nouvelles techniques de modification du vivant « risquent de ne pas être reconnues comme produisant des OGM par la Commission européenne qui doit leur donner sur un statut juridique dans les mois qui viennent », selon Annick Bossu, citée par Reporterre [6].

Plantes mutées ou VrTH

Genius : une recherche contestée

Importation de soja OGM

28 novembre 2016, à Longvic, près de Dijon (Côte d’Or), 70 Faucheurs Volontaires ont « neutralisé » trois parcelles de colza rendu tolérant à des herbicides (VrTH) par mutagénèse. Ces essais étaient menés par le groupe agricole et agroalimentaire de Bourgogne Franche-Comté, Dijon Céréales [1]. Les Faucheurs ont ensuite livré quelques plants arrachés au siège de Dijon Céréales qui conteste la nature "OGM" de ce colza muté alors que la directive 2001/18 considère cette technique comme OGM mais l’exclut du champ d’application. La Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) 21 et les Jeunes agriculteurs (JA) 21 ont immédiatement réagi : « Alors que la situation économique des agriculteurs côte d’oriens est catastrophique, il est inacceptable que des individus, ne représentant qu’eux-mêmes, se permettent de tels actes de vandalisme, qui constituent une véritable atteinte à la propriété privée. (…) Ces parcelles d’essais permettent de progresser dans la réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques ». La meilleure façon de réduire les herbicides est-elle de créer des variétés spécifiquement conçues pour les « tolérer » » ? L’agriculture, estiment les Faucheurs, peut se passer entièrement de ces produits toxiques.

Les actions de désobéissance civile menées par les Faucheurs volontaires pour dénoncer les tournesols ou colzas, issus d’une mutagénèse pour les rendre tolérant aux herbicides, restent d’actualité. Pour ces opposants, ces « OGM cachés » présentent exactement les mêmes inconvénients et faiblesses que les plantes transgéniques.

Si la technique d’intervention sur le génome change, l’objectif, lui – rendre des plantes tolérantes à des herbicides – est identique. Or, estiment les opposants, cet objectif n’est pas pertinent dans un contexte agronomique et social de réduction des intrants chimiques. Ce que contredit le Centre technique interprofessionnel des oléagineux et du chanvre (Cetiom) : dans son communiqué de presse, il affirme en effet que « les expérimentations détruites entrent pleinement dans les objectifs du plan Ecophyto qui vise à réduire et raisonner le recours aux produits phytosanitaires. Ainsi, ces essais permettaient aussi de tester de nouvelles techniques de contrôle des mauvaises herbes avec l’introduction de solutions de désherbage mécanique ». André Merrien, directeur des études et recherches au Cetiom, affirme que ces colzas mutés permettent de diviser par dix les quantités d’herbicides utilisées.

Il est toujours curieux de voir que les mêmes arguments sont utilisés pour justifier chaque nouvelle « innovation technologique ». Les plantes génétiquement modifiées (PGM) transgéniques tolérant le Roundup étaient, elles aussi, censées réduire l’usage des pulvérisations. La réalité sur le continent américain est toute autre : la quantité d’herbicides pulvérisée n’a cessé d’augmenter, tout comme le nombre d’adventices ayant acquis la « tolérance » au glyphosate.

Mauvaise foi

 

 

« Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ». Céline Imart, jeune agricultrice qui, dans une conférence filmée, prétend démonter les idées reçues sur l’agriculture, ne procède pas différemment par rapport à l’action des Faucheurs volontaires. Cette dernière affirme avec aplomb, quoique dans un français approximatif, que « les Faucheurs, ils le savent très bien - s’ils ne le savent pas c’est dramatique - que pour empêcher les OGM en France c’est pas de faucher des parcelles de la recherche publique qu’il faudrait faire mais plutôt d’aller bloquer les ports ». Soit c’est elle qui ne le sait pas très bien et alors c’est grave de parler en public de choses qu’on ne maîtrise pas, soit elle organise, à dessein, la confusion. En effet, l’action des Faucheurs volontaires est cohérente : elle vise autant les cultures, les importations que la gouvernance de la recherche publique.

2 août 2016, à Elne, près de Perpignan (Pyrénées orientales), des Faucheurs volontaires ont détruit trois hectares de tournesol rendu tolérant à un herbicide par mutagénèse (VrTH). « Depuis 2013, l’entreprise Nidera loue des terres aux agriculteurs pour y cultiver des semences de tournesols (...). Dès le printemps 2013, différentes entités opposées aux VrTH ont alerté les autorités sur la caractère nocif de ces cultures : réunions avec la Chambre d’Agriculture, le GNIS, le Conseil Général, les responsables locaux de Nidera. La population a été invitée à manifester son opposition, en plantant des graines de tournesols bio : 3000 sachets de graines ont été distribués. Malgré cela, les Faucheurs Volontaires constatent la persistance de cultures de semences de tournesols, dans l’opacité la plus totale », peut-on lire dans le communiqué de presse des Faucheurs volontaires.

Le 4 avril 2015, à la Pouëze (entre Angers et Segré), dans le Maine-et-Loire, des Faucheurs volontaires ont détruit une parcelle d’un hectare d’essais de colza rendu tolérant à un herbicide par mutagenèse, parcelle utilisée par le Groupe d’Étude et de contrôle des Variétés et des Semences (GEVES) qui est en charge de l’inscription au catalogue des nouvelles variétés commerciales.

En juillet 2014, à Longvic, en Côte d’Or, une vingtaine de Faucheurs volontaires se sont rendus sur le site de Dijon Céréales pour dénoncer l’utilisation d’un colza muté rendu tolérant à un herbicide. Le colza Clearfield a été ensemencé sur une cinquantaine d’hectares chez Dijon Céréales, précise la coopérative. Pour elle, ce colza muté répond « à des problématiques bien particulières, à savoir le développement des adventices difficiles voire impossibles à contrôler avec les moyens de lutte actuels. Ces impasses techniques auraient fini par avoir pour conséquence de limiter la culture du colza. » Ce discours ne convainc ni les Faucheurs ni les agriculteurs biologiques qui, eux, souhaitent cultiver sans intrants chimiques et considèrent que d’autres pratiques agronomiques permettent d’obtenir des résultats similaires. Le Cetiom lui-même le reconnaît : Gilles Sauzet explique sur le site Agriculture de conservation [2] que le semis direct permet de réduire la présence d’adventices. Il ajoute que dans certains cas, « sur ces grandes parcelles, on fait du colza sans désherbage depuis trois ans, avec un potentiel au moins égal... C’est fiable dans la mesure où l’on implante tôt en semis direct à très faible vitesse ».

Le même jour, des membres de la Confédération paysanne, du Groupement d’agriculture biologique 49 et du Civam s’étaient réunis devant les locaux de la coopérative agricole de Pays de Loire (CAPL), à Thouarcé, dans le Maine-et-Loire : ils contestaient la présence dans le catalogue de la coopérative d’un colza muté rendu tolérant aux herbicides, le colza Veritas CL, un OGM caché... Porte-parole des manifestants, Julien Rousselot a voulu souligner que la coopérative « a un rôle d’informations à jouer auprès de ses adhérents, en tant qu’acteur de la filière ». Ainsi, les militants demandent que soit organisé un débat entre tous les adhérents de la coopérative.

En juin 2014, en Haute Garonne, sur la commune d’Ox, des militants avaient prévu de manifester contre des parcelles de démonstration de colza Clearfield. Mais l’action a été avortée à cause de la présence des gendarmes. Quelques militants de la FDSEA étaient aussi présents, ce qui a entraîné une joute verbale sans surprise entre les deux camps : d’un côté, les plantes mutées sont une « fuite en avant scientiste » qui ne permettront pas de relever les défis alimentaires ; de l’autre, sans « ces semences à la pointe du progrès », l’agriculture française va perdre en compétitivité et « ce seront les agriculteurs américains ou asiatiques qui deviendront les maîtres de la nourriture mondiale ».

Mais les Faucheurs n’avaient pas dit leur dernier mot. Le dimanche 15 juin, ils sont retournés à Ox et ont « neutralisé neuf parcelles de Colza Génétiquement Modifié pour résister en post-levée à des herbicides habituellement utilisés sur céréales ». Ils continuent de réclamer que « ces OGM cachés soient traités avec les mêmes obligations que ceux issus de la transgenèse ». Ils appellent "les agriculteurs à ne pas céder aux mirages scientistes qui ne tiennent aucun compte de la capacité de réaction de la nature à s’adapter en développant systématiquement des résistances aux pesticides (herbicides, fongicides, insecticides, antibiotiques …) ». Pour les Faucheurs, « seules de bonnes pratiques agronomiques peuvent maintenir à un niveau acceptable les adventices et ravageurs sur le long terme ».

Dialogue de sourds : le 30 juin 2014, le ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll, a encore précisé sur RTL qu’ « il n’y a pas d’OGM cachés : ce sont des mutations de gènes sans qu’il y ait de gènes rapportés ». Pas d’apport de gènes, tous en conviennent, mais "OGM cachés", car c’est la directive européenne 2001/18 elle-même qui stipule que la mutagénèse produit des OGM.

Dans la nuit du 19 au 20 mai 2014, à Savarit près de Surgères, en Charente Maritime, c’est un peu plus d’un hectare de colzas mutés qui a été détruit. Il s’agissait d’une autre plateforme d’essais menée par le Cetiom qui devait, le 20 mai, organiser une visite de terrain. Dans son communiqué [3], le Cetiom souligne que ces essais s’inscrivent « dans l’agro-écologie » : « en associant au colza des couverts de légumineuses, le Cetiom cherchait à limiter l’impact des aléas climatiques (…) et réduire l’utilisation de pesticides ». Ainsi, poursuit-il, la mutagenèse « bénéficie (...) aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle ». Cette communication est choquante : l’agriculture biologique interdit l’usage des herbicides de synthèse. Or ces colzas ont été génétiquement mutés afin, précisément, de tolérer ces herbicides interdits. Et si les associations de culture et les semis sous couvert sont en effet des solutions techniques intéressantes, elles n’imposent aucunement l’utilisation d’herbicides, comme l’a montré le Cetiom lui-même [4].

Le 3 avril, à Angoulême, en Charente, le « Collectif vigilance OGM et pesticide » et la Confédération paysanne ont manifesté, avec des bouquets à la main, devant les locaux de la Direction départementale du Territoire (DDT) pour dénoncer les cultures de colza génétiquement modifié par mutagénèse. Les manifestants ont demandé à son directeur de faire remonter leurs revendications aux ministères de l’Agriculture et de l’Environnement. La culture du colza muté est considérée légalement comme une culture conventionnelle : donc aucune évaluation, déclaration ou étiquetage ne sont prévus. Le collectif estime à 17 000 le nombre d’hectares cultivés en France en 2014. Le colza est une plante qui possède de nombreux cousins, sauvages ou cultivés, comme la moutarde ou les navets. Les risques de croisements, et donc de dissémination de la « tolérance » aux herbicides, sont grands. « Ce serait une catastrophe écologique » affirment les manifestants.

Le 2 avril 2014, à Fontenoy-sur-Moselle, en Meurthe et Moselle [5], les Faucheurs Volontaires ont « neutralisé » une plate-forme d’essais de colzas tolérant des herbicides. Pour eux, le Cetiom cherchait, avec ces essais en champs, à « vulgariser » cette technique auprès des agriculteurs. Le Cétiom a qualifié cet acte « d’aveugle, incompréhensible et inacceptable ». Le Cétiom affirme : « Cette technique bénéficie pourtant aussi bien à l’agriculture biologique que conventionnelle. Elle est utilisée depuis plus de 50 ans et a été largement développée par la recherche publique comme l’Inra ». Si la technique est effectivement vieille de 50 ans, les VrTH n’ont été cultivées massivement à grande échelle que depuis peu.
Le Cetiom a porté plainte et une première personne a été interrogée par la Gendarmerie. Traditionnellement, les Faucheurs remettent aux gendarmes la liste des participants. Ils avaient omis de le faire pour cette action. Le Cetiom a alors gentiment demandé cette liste et le 9 janvier 2016, une liste d’une cinquantaine de personnes a été remise à la gendarmerie de Vienne (Isère). Les Faucheurs en ont profité pour, à nouveau, souligner que les nouvelles techniques de modification du vivant « risquent de ne pas être reconnues comme produisant des OGM par la Commission européenne qui doit leur donner sur un statut juridique dans les mois qui viennent », selon Annick Bossu, citée par Reporterre [6].

 

 

Repost 0
Published by kirtap - dans OGM
commenter cet article
22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 15:33

Quels sont les mensonges auxquels les populations ont été exposés après ce cataclysme..?

 

https://youtu.be/55yni1uk47I

 

 

Repost 0
Published by kirtap
commenter cet article
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 19:55

Qu'est-ce que la bio ?

Les aliments bio sont produits à partir d’ingrédients cultivés sans produits chimiques de synthèse et sans OGM (organismes génétiquement modifiés). Ils ne contiennent ni exhausteurs de goût, ni colorants, ni arômes chimiques de synthèse. L’utilisation d’additifs est très fortement limitée.

Le mode d’élevage biologique est fondé sur le respect du bien-être animal. Les animaux disposent obligatoirement d’un accès au plein air et d’espace. Ils sont nourris avec des aliments bio principalement issus de la ferme et sont soignés en priorité avec des médecines douces.

Les produits bio sont contrôlés à tous les stades. Aux contrôles effectués sur l’ensemble des produits agroalimentaires s’ajoutent des contrôles spécifiques à la Bio, réalisés par un organisme indépendant agréé par les pouvoirs publics. Le logo bio européen et le logo AB garantissent que le produit respecte les règles de l'agriculture biologique.

L’agriculture biologique s’inscrit au cœur du développement durable. C’est un engagement pour le bien-être des générations futures.

Salon technique Terr’Eau Bio 2017

 
Du 07/06/2017 au 08/06/2017
Professionnel

Ce 1er salon des techniques bio Terr’Eau Bio 2017 est dimensionné pour accueillir les acteurs de l’agriculture des Hauts-de-France qui s’intéressent aux techniques agro-écologiques tant agriculteurs, qu'opérateurs économiques, machinistes, semenciers, association de développement, centres techniques, instituts de recherche, etc.

Les professionnels agricoles intéressés par les techniques de productions alternatives, soucieux de leurs pratiques, en quête de solutions techniques et innovantes sont invités à venir parcourir les allées du salon à la rencontre des professionnels techniques et des opérateurs des filières biologiques et à découvrir les 5000 m² de vitrines, les 3 ha de démonstrations et des conférences thématiques au cours des 2 jours du salon.

L’entrée au salon est gratuite.

Cet événement est organisé par l'Association Biologique en Picardie, en partenariat avec la Chambre d'Agriculture des Hauts-de-France.

Plus d'informations sur le salon

Repost 0
Published by kirtap
commenter cet article
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 19:42

Un pic de pollution fait encore rage en France depuis plusieurs jours. Quel impact cela peut-il avoir sur la santé? Le LOAC (Light Optical Aerosol Counter), un appareil de recherche installé sur le Ballon de Paris au cœur du Parc André Citröen, mesure en temps réel le nombre de particules ultrafines contenues dans l’air. Les résultats sont riches d’enseignements sur la pollution de la capitale.

particules fines santé

Lors du pic de Mars 2014, Paris était à peine visible. Cette photo de la Tour Eiffel avant/après le smog a été largement diffusée

Le LOAC mesure le nombre de particules fines de 0,2 à 100 micromètres (1 µm = 0,001 mm)) situées entre 0 et 300 mètres d’altitude. « Ce n’est que la partie immergée de l’iceberg, car le maximum de concentration se situe entre 50 et 100 nm [0,05 à 0,1 µm] », nous avertit d’entrée de jeu Jean-Baptiste Renard, Directeur de recherche du CNRS au laboratoire de Physique Chimie de l’environnement et de l’espace (LPC2E) à Orléans.

Au cours d’une journée standard de faible pollution à Paris, chaque litre d’air inspiré comprend environ 100 000 particules comprises entre 0,2 et 1 µm, 1000 entre 1 et 3 µm et une centaine entre 3 et 10 µm. Une respiration correspondant à environ 1⁄2 litre d’air, vous respirez alors environ 50 000 particules par respiration. Plus les particules sont petites, plus elles sont nombreuses, mais moins elles sont lourdes. « Si l’on cumulait la quantité entre 10 nm et 1 µm, il y aurait entre 10 et 100 fois plus de particules, mais la masse reste très faible », précise Jean-Baptiste Renard.

Quelles particules contribuent aux pics de pollution?

Chaque pic de pollution est différent et la taille des particules dépend de l’origine de la pollution et des conditions météorologiques. Ainsi, sur l’épisode de décembre 2013, quasiment la totalité de la masse provenait des particules de moins de 1 µm, alors qu’en mars 2014, le pic de concentration se situait vers 2 µm. Lors du pic de décembre 2013, la moyenne journalière était de 3 millions de particules de moins de 1 µm par litre d’air, soit 30 fois plus qu’au cours d’une journée de faible pollution, les quantités de particules comprises entre 3 et 20 µm étant identiques à celles d’une journée standard. Ainsi, en une seule journée, vous respiriez l’équivalent d’un mois de particules. Pour cela, les autorités recommandent d’éviter les activités sportives intenses lors des pics de pollution, car la quantité de particules respirées est alors multipliée.

Le record a été atteint le 13 décembre 2013, avec un pic à 6 millions de particules fines inférieures à 1 µm par litre d’air, mesuré à 18 heures. C’était 60 fois plus que lors d’une journée standard, soit l’équivalent de 2 mois de pollution en une journée. Cette pollution était même comparable à la situation du tabagisme passif (en nombre de particules, sachant que la composition des particules du tabagisme diffère de celles de l’air ambiant). C’est ce qu’a montré un test en laboratoire : la fumée de 8 cigarettes dans une pièce d’environ 20 mproduit autant de particules comprises entre 0,2 et 1 µm.

Pic de pollution vs. Tabagisme passif

« Lorsque vous avalez la fumée d’une cigarette et que vous la recrachez, il y a eu des processus d’agglomération et les particules expirées ont un maximum de concentration entre 100 et 200 nm », explique Jean-Baptiste Renard. Ce sont ces particules que respireront les fumeurs passifs. «Ce n’est donc pas la même chose d’être fumeur actif ou passif en termes de concentrations et de tailles de particules », assure le chercheur. Pour savoir ce qui est pire, « il faudrait savoir si les particules de 50 nm passent dans l’organisme et comment elles passent, comparées à des particules de 200 nm », observe-t-il.

Globalement, les études scientifiques s’entendent pour dire que les particules supérieures à 10 µm sont arrêtées par le nez. Pour les autres particules, il est difficile de savoir à quel point elles s’aventurent dans les poumons ou le corps. « Il semblerait que les très petites particules ne passent pas les barrières biologiques, mais qu’il y aurait une perméabilité pour les particules d’une centaine de nanomètres, soit les plus nombreuses lors du pic de pollution de Décembre 2013 ou dans le tabagisme passif. Celles-là passeraient directement dans le sang via les alvéoles pulmonaires. Certaines resteraient dans les poumons, d’autres pourraient passer dans le sang », prévient Jean-Baptiste Renard. Cela est à prendre au conditionnel : on connait encore mal tous ces mécanismes et comment l’organisme humain gère ces apports de particules.« On est complètement dans le flou, il y a encore beaucoup de choses que l’on ne connait pas », reconnaît le chercheur.

Des particules fines cancérogènes

Il y a deux ans, l’Organisation Mondiale de la Santé classait les particules fines ou ultra-fines comme cancérogènes, pouvant favoriser l’apparition de cancers ou de maladies cardiovasculaires et de l’asthme. D’après l’organisation mondiale, plus de deux millions de personnes dans le monde décèdent chaque année à cause de l’inhalation de ces particules fines. L’Institut de veille sanitaire évalue même les conséquences à 6 mois d’espérance de vie en moins pour les parisiens. L’usage du diesel est particulièrement responsable de ces émissions de particules carbonées, mais aussi les fumées industrielles, le chauffage ou, à moindre contribution, la fumée de cigarettes ! Ces émissions de particules dues aux différentes combustions ont particulièrement augmenté depuis l’ère industrielle et notamment au 20e siècle. La bonne nouvelle est que la tendance est plutôt à la diminution ces derniers temps, comparé à la première moitié du XXe siècle.

Pour avoir une idée des quantités de particules mesurées dans l’environnement, il faut savoir que sur une journée standard, on mesure entre 20 et 30 µg/m³ de PM10 (particules inférieures à 10 µm) dans les zones les moins polluées de Paris. Il existe des normes : la moyenne annuelle ne doit pas dépasser 40 µg/m³ d’air de PM10 en moyenne annuelle. La limite de 50 µg/m³ en PM10 ne doit pas être dépassée plus de 35 fois par an et le seuil d’alerte est lancé dès lors que le taux dépasse 80 µg/m³ . Pour les PM2,5, la moyenne annuelle ne doit pas dépasser 25 µg/m³.

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

 
Repost 0
Published by kirtap
commenter cet article
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 19:37

Dans un avis récent, l’Anses dénonce un manque inquiétant de données et de suivi des expositions professionnelles aux pesticides. L’agence sanitaire dresse un bilan sévère des politiques de prévention et propose de définir des objectif explicites de réduction concernant les expositions des travailleurs agricoles.

L’Anses relève que les politiques de prévention et les formations se limitent souvent au seul port des EPI pour se protéger de l’exposition. © PNASH

En agriculture, des produits chimiques sont utilisés quotidiennement. Le personnel utilise des phytosanitaires (insecticides, fongicides, herbicides…) pour faire pousser les cultures, des biocides pour désinfecter les équipements et bâtiments, et des médicaments vétérinaires pour lutter contre les parasites externes des animaux d’élevage. Dans un nouvel avis, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) estime que le suivi de l’exposition à l’ensemble de ces produits, regroupés sous le terme générique de « pesticides », est insuffisant.

L’agence relève des données « lacunaires », des formations inadéquates, une place trop importante accordée à la prévention par le port d’équipements de protection individuelle (EPI) et un suivi insuffisant de l’ensemble du personnel. Selon l’Anses, plus d’un million de personnes travaillent régulièrement en agriculture. Si l’agence note déjà une formation insuffisante concernant l’exposition aux pesticides des salariés, celle-ci est quasi-inexistante pour les « plusieurs centaines de milliers de travailleurs non permanents ainsi que plusieurs dizaines de milliers de stagiaires ». L’agence exhorte les pouvoirs publics à agir pour que l’ensemble des travailleurs potentiellement exposés soient effectivement formés, quel que soit leur statut sur une exploitation.

Lire aussi : Ecophyto: toujours plus de pesticides !

Pesticides : des expositions insuffisamment documentées

Une large gamme de produits phytosanitaires, biocides et médicaments vétérinaires peut être utilisée sur une même exploitation. Mais « peu de connaissances existent sur les caractéristiques et les effets potentiels de ces combinaisons », s’alarme l’Anses. Par ailleurs, les données concernant les expositions sont « dispersées, sans aucune centralisation de l’ensemble, aussi bien pour les données de pré-homologation que de post-homologation ». Seuls les produits phytosanitaires sont concernés par des projets de suivi réglementaire « post-homologation », et l’Anses juge le suivi actuel « très insuffisant ».

L’agence recommande donc de soutenir des études indépendantes sur le terrain pour explorer les effets potentiels d’expositions à une combinaison de pesticides « à l’échelle de l’individu, au cours d’une saison, et au cours d’une carrière professionnelle ». Elle souhaite aussi caractériser les expositions possibles aux différents postes en fonction des filières, des tâches et du profil du travailleur, avec un effort particulier sur les populations sensibles ou vulnérables, telles que les femmes enceintes. L’Anses préconise aussi de créer un dispositif de veille public « centralisant et capitalisant les informations scientifiques, techniques et réglementaires sur les expositions pour tous les pesticides » et de développer une veille collaborative internationale pour mieux documenter les différentes expositions, suivant les pratiques agricoles.

Enfin, l’Anses souhaite harmoniser les méthodes d’évaluation des expositions dans la procédure d’autorisation de mise sur le marché des trois types de pesticides. L’agence estime que les données d’exposition utilisées dans les modèles d’exposition sont pour la plupart fournies par les industriels. Elle invite à modifier les procédures pour s’assurer que ces modèles incorporent des données produites par la recherche académique, les données de la statistique publique agricole et les données d’études de terrain.

Lire aussi : L’AMM des pesticides désormais aux mains de l’Anses

Ecophyto, une stratégie mise à mal

Le plan Ecophyto 2 a introduit un système de certificats d’économie de produits phytosanitaires (CEPP). Les distributeurs de pesticides et les grandes coopératives devront engager des services et conseils pour réduire les produits phytosanitaires chez leurs clients de 20 % d’ici 2020. Le conseil est donc directement dans les mains des producteurs de pesticides ou des entreprises dont les bénéfices commerciaux sont directement dépendants de l’usage de pesticides, ce qui « soulève la question des conflits d’intérêt dans lesquels s’inscrivent ces prestations », relève l’Anses. Elle recommande d’évaluer les conséquences de ces situations sur la qualité du conseil délivré et de développer des actions de prévention par des organismes indépendants.

Certaines stratégies visant à réduire l’usage des pesticides peuvent s’avérer contre-productives. C’est notamment le cas de quelques pratiques présentées comme agro-écologiques, qui peuvent entraîner en réalité une augmentation des expositions professionnelles : techniques sans labour, élevage de grande dimension, fractionnement des doses, substitution des produits…. L’Anses demande de « revoir la stratégie du plan Ecophyto en mettant en oeuvre dès maintenant sans attendre 2020 une réelle politique d’accompagnement des acteurs à la réduction d’utilisation des pesticides : fondée sur la recherche d’une moindre dépendance des systèmes de culture et de production aux pesticides permise par des stratégies de reconception de ces systèmes ».

La prévention des risques et la formation nettement insuffisantes

Sur le terrain, la prévention des risques se limite principalement aux comportements individuels : mesures d’hygiène, port des EPI (combinaison, masque et gants) et type de matériel utilisé. Une ineptie, selon l’Anses, pour qui les EPI devraient être le dernier rempart à favoriser, et non le pilier de la formation et du conseil. Si « des évolutions technologiques du matériel, des équipements de protection, des conditionnements, des formulations sont régulièrement proposées par les fabricants comme des solutions permettant de diminuer les expositions des utilisateurs […], il n’y a pas d’évaluation systématique de la réelle diminution d’exposition individuelle qu’entraînent ces changements », regrette l’agence sanitaire. Elle prône donc la mise en place d’études de terrain indépendantes pour vérifier ces performances et demande de renforcer le contrôle du matériel de pulvérisation. Le contrôle des pulvérisateurs pourrait être l’occasion d’une meilleure information sur la question des expositions aux pesticides grâce à la mise en place d’une formation adéquate des utilisateurs.

Les formations doivent inclure « la notion prioritaire de réduction d’usage avant le port des EPI », rappelle l’agence. Elles doivent aussi aborder la question des contaminations indirectes, notamment lors de la réentrée dans les cultures traitées, suite à une pulvérisation de pesticides, ou la manipulation des animaux traités. Il convient par ailleurs de « privilégier les mesures de prévention et de protection générales et ou collectives plutôt que les mesures individuelles ».

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

Repost 0
Published by kirtap
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Bien Vivre à la Campagne
  • Le blog de Bien Vivre à la Campagne
  • : Proposer à nos amis des informations et des réflexions sur l’environnement, notre patrimoine, des adresses sur les bons produits de notre région, la Bourgogne …
  • Contact

Recherche