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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 18:52

Histoire de blé :ça se passe chez nous !

 

vidéo ci-dessous

 

http://www.dailymotion.com/video/xxgm59_histoire-de-ble-les-varietes-de-cereales-anciennes-semences-avenir-des-cerealiers-en-agriculture-bio_news

 


 

 

 

comment cultiver du blé sans apport en engrais et produits chimiques, grâce aux variétés anciennes. Bernard Ronot, céréalier en Côte d'Or, fondateur de l'association Graines de Noé, prône une agriculture biologique, libérée des engrais et des produits chimiques de synthèse (insecticides, herbicides, fongicides) qui détruisent l'environnement, polluent les nappes phréatiques, tuent la biodiversité, rendent malades les agriculteurs qui les utilisent. Bernard a fait sa reconversion à l'agriculture biologique à 55 ans, cela l'a amené à s'intéresser aux variétés de blés anciens, oubliés depuis la révolution verte (chimique) des années 50. Il nous emmène sur les terres de Stéphanie Parizot, jeune agricultrice qui a installé avec l'association Graine de Noé, une plateforme où sont conservées en terre 135 variétés de blés anciens. Tous deux nous apprennent que ces variétés anciennes n'ont pas besoin de nitrates chimiques qu'elles résistent mieux aux champignons, aux ravageurs et aux aléas climatiques (froid & sécheresse). Ce sont des variétés en pleine santé, contrairement aux variétés de blé modernes même celles cultivées en bio. Ce conservatoire de biodiversité vivant est installé afin que les paysans le visitent et sélectionnent certaines variétés anciennes pour de les installer sur leur terre et les multiplient. Cette plateforme est à but non lucratif, les semences sont transmises à titre expérimentales ou scientifiques conformément à la loi. Le but est aussi de tester ces variétés anciennes afin de sélectionner et de replanter, d'une année sur l'autre, les épis qui ont des caractéristiques intéressantes. Le reportage nous emmène aussi chez Laure et Reynald Bernard qui ont reconverti leur ferme à la bio et se sont orientés vers la transformation à la ferme : le circuit court. Reynald expérimente et multiplie des blé anciens sur ses terres. Il nous explique que ces variétés ont moitié moins de rendement que le blé cultivé en chimie mais que le produit à l'arrivée est plus sain et a des valeurs nutritives bien plus importantes. Laure sa femme a appris un nouveau métier : boulangère (formation fabrication de pain au levain au CFA de Chaumont). Aujourd'hui ils transforment en pain une partie des céréales produites sur la ferme. Le succès est au rendez-vous : les ventes ont doublé par rapport à ce qu'ils avaient prévu. La transformation à la ferme leur permet de bénéficier d'une valeur ajoutée bien plus importante qu'en circuit long et le prix de leur blé n'est plus indexé sur les cours mondiaux fluctuants mais sur le prix de vente de leur pain dans leur boulangerie, cela leur apporte une sécurité et une indépendance rassurante.

Association Graines de Noé
Source : mémoire de fin d’études de Sarah Obellianne, élève-ingénieur, école Supérieure d’Agriculture d’Angers.
Association créée en 2010 qui souhaite mettre en place un dispositif de sélection participative afin de permettre aux agriculteurs de Bourgogne et de Franche-Comté de sélectionner des variétés de blés adaptées à leurs propres critères. A terme, Graines de Noé voudrait également organiser la filière boulange de la région, de manière à favoriser le développement de circuit-courts grâce à la mise en réseau des producteurs, des meuniers et des boulangers locaux. L’association dispose d’une collection de 200 variétés de blés anciens qu’elle tache de conserver avec le soutien de ses adhérents. Graines de Noé cherche aussi à sensibiliser le grand public aux enjeux de l’agro-biodiversité et de l’environnement.

Mots clés : sélection participative, agriculture biologique, sélection paysanne, sélection massale, conservation in-situ, conservation ex-situ, maison de la semence, autonomie, agro-biodiversité.

Blés anciens à l'image : emmer noir, miracle, poulette de Tonnerois, blanc du Morvan, grand épeautre, engrain, rouge du roc, hardi, blé de Suède.

 


Le site de l'association
www.graines-de-noe.org

Graines de Noé membre du réseau Semences Paysannes
www.semencespaysannes.org

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:25
Planet
Plus qu’une mode, l'alimentation bio s'inscrit dans la durée

 

CONSOMMATION - Selon le dernier baromètre de l'Agence bio, les Français consomment de plus en plus régulièrement des produits bio...

Manger bio n’est plus un phénomène de niche réservé aux bobos aisés.

D’après le baromètre annuel de l’Agence bio, l’année 2012 a confirmé l’appétit

des Français pour les produits biologiques: 64% des Français ont consommé du bio en 2012 et 43% en ont mangé au moins une fois par mois alors qu’ils n’étaient que 40% en 2011. Parmi ceux-ci, 8% disent consommer du bio tous les jours, contre 6% en 2010 et 2011.

«Nous sommes face à une vraie tendance de fond, se réjouit Elisabeth Mercier,

directrice de l’Agence bio. Cette consommation reflète la dynamique de conversion des agriculteurs des années précédentes.» Plus d’offre, donc plus de demande: le bio a pris

un chemin économique rodé. Et surtout, a emprunté une multiplicité de voies de distribution qui ont rendu son accès plus facile au consommateur: 80%  des acheteurs

de bio les achètent en grandes surfaces, 32% sur les marchés et 25% en magasins spécialisés.

35% des Français n’achètent jamais de bio

«Au diable ceux qui nous ont promis une baisse de la consommation bio!», s’exclame Elisabeth Mercier, pour qui le fait que huit consommateurs bio sur dix déclarent

vouloir maintenir leur niveau de consommation prouve que la fidélisation a marché.

81% des fidèles ont affirmé qu’ils maintiendraient leur consommation en 2013 et

ils ne remettent pas en cause le budget alloué à leurs courses bio malgré la crise.

Ils sont ainsi 56% à estimer normal de payer plus cher pour un produit issu de l’agriculture biologique et 25% ont même augmenté leur budget consacré à

l’alimentation bio en 2012.

Face à toutes ces «bonnes nouvelles» dont se félicite l’Agence bio, il reste encore 35%

de Français n’ayant jamais consommé bio durant l’année. Pour 77% d’entre eux, c’est le prix trop élevé qui les retient d’acheter bio, et 65% disent ne simplement pas avoir le réflexe. «Il faut faire de la pédagogie, commente Elisabeth Mercier. Les non-consommateurs de bio qui disent que ce n’est pas bon, c’est un comble!

Qu’ils goûtent avant de dire que ce n’est pas bon.» Si les fidèles du bio sont

toujours présents pour soutenir le bio, ceux qui boudent les rayons ne semblent

pas encore prêts à se convertir.


Audrey Chauvet

 


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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 18:27

Le Beaujolais nouveau 2012


Il est arrivé le 15 novembre troisième jeudi de novembre comme le veut la tradition

Une institution, un symbole, un événement français(cocorico) et même planétaire.

Avant tout, un vin de plaisir, de fête, qui fait tourner la tête si l’on abuse de sa fraicheur.

Un vrai vin et un vin vrai !

C’est un vin issu d’un cépage gamay, c’est un primeur, ses appellations sont Beaujolais et Beaujolais-Villages.

Vinifié quelques semaines après les vendanges, macération semi-carbonique courte(4 jours)

lui octroie cette couleur si caractéristique et si tendre et des arômes très fruités.

Il se boit jeune et frais aux alentours de 10°C dans le mois qui précède sa sortie.

 

ÉCRIT PAR : ALEXANDRA LIANES DANS SANTÉCONSOMMATIONALIMENTATION LE   

 

La version biologique du Beaujolais nouveau est arrivée en même temps

que la version traditionnelle. Mais aurez-vous la chance de goûter au cru 2008 ?

Car rares sont les viticulteurs bio en France, et  d’autant plus rares sont ceux

qui produisent du Beaujolais nouveau bio.

Une quinzaine de domaines du Beaujolais  produisent du vin certifié issu

de l'agriculture biologique, d'après Therry Harel, membres fondateur

de l’association C ep et Charrues, pour les vins iss us de l’agriculture biologique

dans la région lyonnaise.

Zoom sur la production 2008 et les bonnes adresses pour le déguster. 

 

beaujolais-bio.jpg

 

[Photos de Thierry Harel, président de l'association Cep etCharrues]

« C’est la cohue ce matin. Le bio a beaucoup de succès mais il n’y en

aura pas pour longtemps. D'ici diman che, il n'y en aura plus », explique Mariane Sornin, viticultrice au domaine des Ronzes, jointe par téléphone en pleine vente aux Halles Paul Bocuse à Lyon. Même écho, pour Bruno Debize, viticulteur en biodynamie au domaine du même nom. 

 « La semaine prochaine tout sera parti », explique-t-il. 

Plus chers que les bouteilles de Beaujolais issus de l'agriculture biologique.

La bouteille est vendue à partir de 6 €. Le prix à payer pour boire un vin dont

les raisins sont issus de l’agriculture biologique. Une réussite pour ces viticulteurs

quand on sait que la France est le pays qui utilise le plus de pesticides en Europe,

et que la vigne est championne en la matière. La viticulture est le secteur agricole consommant le plus de pesticides (51 % des pesticides et 95 000 tonnes appliquées

sur les parcelles agricoles en 2001 en France d’après l’Institut de recherche pour l’ingénierie de l’agriculture et de l’environnement, Cemagref).

" Les coûts sont beaucoup plus élevés que pour le conventionnel ",

explique Thierry Harel. En raison notamment des  coûts en main d'oeuvre,

poursuit le viticulteur biologique. Ce dernier se réjouit de l'engouement pour

les produits biologiques bien que ces viticulteurs aient du mal à tirer leur épingle

du jeu. " D'un côté le constat général est favorable aux produits biologiques

mais ces deux dernières années de production ont été difficiles", explique-t-il."

Il a beaucoup plu ", ajoute Pascal Jufaitre, gérant du domaine Château de Pizay,

 " Il a été difficile de contenir le mildiou qui nous a enlevé une bonne partie de

la récolte ". Résultat, la récolte a quasiment été écoulée la journée même de l'arrivée

du Beaujolais. Pour 5 hectares de culture, 2 000 litres de vin ont été produits,

d'après le gérant. 

Alors, du beaujolais nouveau bio il y en a peu. Pour en profiter voici quelques conseils.

Comment le choisir ?

Pour le reconnaître, le Beaujolais nouveau issus de l'agriculture biologique

(comme tous les vins bio) porte un label : AB (Agriculture Biologique) ou Demeter.

 Ces labels certifient l’origine biologique du raisin.

Certains fabricants portent aussi le logo de la Charte FNIVAB,

de la Fédération nationale interprofessionnelle de l’agriculture biologique

pour la transformation du vin.

Où le trouver ?

Les viticulteurs bio font connaître et distribuent leurs produits grâce au bouche

à oreille, sur les marchés et les foires mais aussi pour beaucoup dans des caves

ou encore des magasins spécialistes du bio comme la Biocoop. (Voir notre article). 
Voici une sélection de quelques viticulteurs bio. (Cette liste n’est pas exhaustive)

Site officiel du Beaujolais 

Domaine Bruno Debize, Bully (Rhône). 
Vin certifié Demeter. 
Distribution : 
- De l’autre côté de la rue, Lyon 3ème (Epicerie de quartier)
75 cours de la liberté 
04 72 60 88 05

- La Cave au Naturel (Lyon 3e) de Nicolas Langlet.
47 du cours Richard Vitton
Du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 15h à 19h30,

ainsi que le dimanche matin de 10h à 12h30

Domaine des Ronze à Régnié-Durette (Rhône)
Marianne et Frédéric Sornin 
15 hectares de vignes dont 4 hectares en conversion à l’agriculture biologiques. 
Conversion de la totalité du domaine en agriculture biologique. 
Certification Ecocert, AB. 
Renseignements mariane.sornin@wanadoo.fr
Le blog du domaine des Ronze

Distribution : 
- Cave de Reuilly, 11 boulevard de Reuilly, Paris 12ème  01 43 47 10 39

- Le Lovin’ 40 rue Saint Honoré Paris 1er 01 42 33 34 58

- Boucherie Le Lann, 242 rue des Pyrénnées Paris 20ème 01 47 97 12 79

- Fromagerie La Ferme des Arènes Paris 5ème
60 rue Monge 01 43 36 07 08

- Les Halles de Lyon, Fromagerie Tacca 
102 cours Lafayette Lyon 3ème

Domaine Paire, Ternand (69) 
Jean-Jacques Paire 
Superficie des vignes : 10 ha 
Après avoir converti ses vignes à l’agriculture biologique, il projette aujourd’hui de rejoindre le club des biodynamistes. 
Renseignements : j.paire@terre-net.fr

Domaine Château de Pizay, Saint-Jean-d’Ardières (Rhône)
Gilles PEREZ
Certifié Ecocert AB 
Superficie des vignes : 5 hectares 
04 74 66 26 10

 

 


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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 18:18

A Villemagne petit village dans l'Aude région Languedoc-Roussillon:

 

Stéphanie élève de bien jolies poules bio ...

 

changement complet pour cette ancienne cadre(assistante de direction à Toulouse), Stéphanie BRIFFARD, déjà maman de deux petites filles, avait envi de changer d'air.

Attirée par la Montagne Noire, elle a décidé de se reconvertir dans l'élevage de poule pondeuses bio.

 Pour commencer la ferme est modeste avec 100 poules pondeuses, mais progressivement

elle arrivera jusqu'à 500 poules.

Elevées en plein air et nourries avec une alimentation bio, Stéphanie vend ses oeufs le samedi matin au marché de Revel et à la ferme de CO de Borios,

aux particuliers (tel: 04 68 23 95 15)

un grand bravo à Stéphanie...

 


 




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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 11:09

Languedoc-Roussillon

(Midi-Libre,  J-P LACAN)

 

Bio de pied en cave:


Adoptée le 8 février, la réglementation européenne sur la certification ne s’applique

plus seulement à la façon de cultiver la vigne. Elle concerne aussi la vinification.

Bio de pied en cave, si l’on peut dire. Et tout commence dès cette vendange avec les primeurs en avant-garde, parfaits vecteurs de communication.

Il ne s’agit plus simplement de proscrire engrais chimiques et autres pesticides dans

les vignes. Les “bios” doivent désormais faire la guerre aux sulfites dans les cuves.

Ces sulfites qui peuvent provoquer des allergies alors qu’ils assurent la stabilité

des vins.

La nouvelle réglementation impose une teneur maximale de 100 mg par litre pour

les rouges (contre 150 mg pour les vins conventionnels) et de 150 mg pour les blancs (200 mg en conventionnel). Pour les vins doux (sucre résiduel supérieur à 2 g par litre),

le différentiel avec les vins conventionnels ne doit pas excéder les 30 mg par litre.

Un challenge qui n’effraie pas Stéphane Ortega, l’œnologue du domaine du “Petit Roubié” : "Pour les rouges, avec la fermentation malolactique, le sulfitage est faible.

Pour les blancs, c’est un peu plus compliqué. On se doit de bien connaître la matière première et de réguler en fonction de l’évolution de la vinification. Il faut vinifier

le plus protégé possible, sous inertage."

 

 

1 200 producteurs en Languedoc-Roussillon


Pionnier du bio, dans la région, Olivier Azam a connu l’époque où ils étaient cinq ou six vignerons à bricoler gentiment pour des clients allemands qui continuent à plébisciter le label. "Nous sommes 1 200 producteurs en Languedoc-Roussillon pour un marché qui n’est pas illimité. Les consommateurs sont prêts à payer un peu plus cher mais pas beaucoup plus or le surcoût à la production est de 30 %", prévient-il.

L’heure n’est donc plus aux doux rêveurs écolos mais aux pragmatiques. À la tête de 58 hectares (il en avait 17 au début), d’une société de vinification qui travaille sous cahier des charges avec des vignerons certifiés, Olivier Azam produit 400 000 bouteilles par an, fournit la filière “bio” de Carrefour, la first class d’Air China, est présent sur à peu près tous les marchés à l’export qui lui apportent 60 % de son chiffre d’affaires... Comme vignes et caves, bio et business sont condamnés à faire bon ménage.

 

en savoir plus:

Et voici le tout premier vin primeur totalement bio !

 

 

 


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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 10:38

Des milliers de tonnes de faux produits bio ont été écoulés en Europe dont en France, ce qui renforce le fait que pour avoir du bio, il faut directement s’adresser aux producteurs plutôt que d’aller dans des commerces qui pour le coup, se sont fait avoir eux aussi !

 

suivez ce lien

 

 

http://lesmoutonsenrages.fr/2012/09/09/des-milliers-de-tonnes-de-

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 09:36

 La bio dans la campagne: une récolte décevante 



   Osons la bio. Avec près de 50 000 signatures, notre campagne de pétition arrivera à son terme le 30 avril prochain. Dans quinze jours l’une ou l’un des candidat(e)s à l’élection présidentielle aura la lourde responsabilité de présider notre république et de mettre en œuvre, avec le gouvernement issu des prochaines élections législatives, les engagements qu’il a pris devant les citoyens.

    Concernant l’agriculture biologique, pour Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, Marine Le Pen  et Nicolas Sarkozy, la tâche serait simple. N’ayant fait aucunement référence à cette agriculture dans leur programme et donc pris aucun engagement, ils n’auront aucune promesse à tenir où à trahir. Si l’une ou l’un de ces candidats était élu(e), les consommateurs bio sont informés. N’ayant rien à en attendre ils auront tout à exiger.  Et donc à redoubler d’action. Dans ce domaine et dans bien d’autres dont nous sommes redevables devant nos enfants, nucléaire, OGM…et qu’ils promeuvent aveuglément.
    Un fourre-tout programmatique un peu confus réunissant agriculture raisonnée, biologique, respectueuse de l’environnement, durable, préservée …évite à deux autres candidats, François Bayrou et François Hollande de prendre clairement position sur la bio. Craignant de s’attirer les foudres d’un électorat agricole, majoritairement conventionnel dans ses pratiques et conservateur dans ses votes, ils se positionnent pour une diversité des agricultures, éludant de fait les questions et surtout les réponses. Pour preuve aucun de ces deux candidats n’a pris la peine de répondre aux courriers et courriels demandant de préciser leurs positions aux dizaines de milliers de signataires de la pétition. Nous prenons acte de cette abstention qu’ils dénoncent par ailleurs.
    Si leur conversion est récente, nous encourageons Nicolas Dupont-Aignan et Philippe Poutou à poursuivre leur formation …dans l’opposition dans laquelle ils agiront les cinq prochaines années quel que soit le nouveau président de la république. Le premier «condamne une agriculture de masse…qui ne tient pas compte du respect de la santé des animaux comme celle des humains et qui pense avant tout au profit plutôt qu’à la qualité du produit». Le second se dit  favorable à «une agriculture plus paysanne, plus soucieuse de la préservation sur le long terme de l’outil de production» et considère que «l’agriculture biologique participe de cet objectif, il est donc logique d’encourager son développement». Espérant que ces déclarations électorales soient davantage que des discours de circonstances.
    Si Jean-Luc Mélenchon, très récent partisan d’un «plan national de transition écologique de l’agriculture» se rapproche ainsi des écologistes qu’il a lu et bien compris, il le fait avec son talent et donc avec force et conviction. Dans son programme (nous regrettons qu’à ce jour ce candidat n’ait pas non plus pris la peine, ou plus exactement eu le respect, de nous répondre), il affirme son «soutien aux filières alternatives labellisées, vivrières, courtes, de proximité, biologiques et reposant sur une juste rémunération afin de permettre au plus grand nombre de bénéficier d’une alimentation de qualité». Qu’il soit président ou ex-candidat opposant de l’extérieur ou de la périphérie, ses engagements «pour une agriculture paysanne» font de Jean-Luc Mélenchon un acteur qui pourrait être déterminant pour l’émergence d’une nouvelle politique agricole dont la France ne peut plus s’exonérer.
    Pour Eva Joly, «il est urgent de changer de modèle agricole». Si nous regrettons que la première urgence n’ait pas été pour le parti écologiste de rendre plus audible et compréhensible sa parole dans cette campagne,  à l’évidence les propositions d’Eva Joly, que nous remercions  pour son courrier argumenté en réponses aux interpellations des 45 000 signataires, sont les plus en phase avec les objectifs et les attentes des bio consom’acteurs. Son projet «a pour ambition d’accompagner l’ensemble de l’agriculture dans sa transition écologique, sachant que l’horizon visé à terme est celui d’une agrocécologie généralisée à tout le territoire, dont l’exemple le plus abouti est l’agriculture biologique». Nous ne pourrions mieux dire.

Au 19 avril 2012 seules 3,5% des terres cultivables françaises sont bio. Osons plus que jamais la bio !

Hugues Toussaint, président de Bio Consom'acteurs

BIO CONSOM'ACTEURS | Agir pour une bio locale et équitable

 


 

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 12:03

 

Nîmes Le Gard, deuxième département bio de France
MIDI LIBRE       YAN BARRY

La filière bio prend son envol depuis quinze ans. Un de ses importants pourvoyeurs : les fruits et légumes.
La filière bio prend son envol depuis quinze ans. Un de ses importants pourvoyeurs :     les fruits et légumes. (Photos FABRICE ANDRÈS)

Avec près de sept cents producteurs en agriculture bio, le Gard a conforté l’an dernier sa deuxième place nationale avec une soixantaine d’agriculteurs supplémentaires qui ont choisi cette voie. En revanche, en terme de superficies exploitées, le département se hisse à la neuvième position avec au total près de 15 000 hectares en bio, soit moins  de 10 % des surfaces agricoles. Poussé par l’attrait des viticulteurs qui s’engagent dans  la démarche et représentent aujourd’hui près de la moitié des producteurs gardois,         le bio se porte bien même si la croissance de 10 % reste moins soutenue qu’il y a quelques années. "On passe la crise économique sans souci. Les difficultés, on les a surtout pour approvisionner les marchés", indique Gérard Deleuse, directeur du Civam (Centre d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) bio du Gard.

 

Les historiques ont produit du bio avec leurs tripes"


Gérard Deleuse, du Civam bio Le Civam a pu se reposer sur les soutiens de la chambre d’agriculture, de la Région et surtout du conseil général qui développe un plan d’action  bio depuis trois ans avec des opérations comme le pain bio Raspaillou, des aides à l’investissement pour le travail manuel dans les vignes, pour servir des produits sains  dans les cantines des collèges sans oublier le soutien à la commercialisation des      produits et leurs promotions (vin bio à Montmartre).

Les pouvoirs publics semblent depuis peu avoir pris la mesure du phénomène vieux           de quinze ans. "En 1997, on comptait moins de cent producteurs, poursuit                Gérard Deleuse. Les premiers à produire l’ont fait avec les tripes, les seconds avec   leurs têtes ! En fait, on a les historiques qui ont choisi le bio par philosophie, puis vers 1998 avec l’aide européenne et un plan d’action nationale, le bio s’est développé.          Une deuxième génération plus technicienne est arrivée. La troisième génération a       choisi le vin bio plus pour des raisons liées à la crise."

Le revenu tiré du vin bio semble en effet séduire de plus en plus d’agriculteurs qui   voient aussi d’un bon œil le coût moins important du traitement des vignes par des pratiques respectueuses de l’environnement. Même le fait d’être régulièrement contrôlé par des organismes indépendants ne freine pas l’attrait pour la filière. Il reste en fait    à organiser la distribution qui doit être plus rémunératrice. Un défi pour le futur dans   un secteur à forte concurrence.


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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 18:11

Voici les dernières nouvelles du site www.eco-bio.info, en ligne depuis 1999.

 

Au sommaire:
L'Aude , 6e département le plus écologique de France
Des économies d'électricité forcées au Japon
Les cargos font désormais du Kitesurf
Les transports scolaires à cheval à Maxéville, et le ramassage Hippomobile

du verre à Beauvais.
Location de chèvre, 10 Euros par jour
Un repas de fêtes de fin d'année différent
Eco Bio Info sur Facebook
Petites annonces ecobio gratuites
Actualité Biovie et offres de fin d'année
- Cuisine vivante pour une santé optimale,
- Projet d'importation gamme graines à germer bio du commerce équitable en conditionnements de 1/2 kilo
- Germoir Easygreen : Le livre Cuisine vivante pour une santé optimale offert.

 

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26 novembre 2011 6 26 /11 /novembre /2011 17:47

 

citation de Rudolf STEINER :

 

« L’agriculture bio-dynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux Hommes. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquise par une vision qualitative/globale de la nature. Elle considère que la nature est actuellement tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des Hommes grâce à des procédés « thérapeutiques ». »

« Seul peut émettre un jugement sur l’agriculture celui qui tire ce jugement du champ, de la forêt, des animaux qu’il élève ».

« L’idéal de l’agriculture bio-dynamique est l’organisme agricole avec la plus grande autonomie de production adaptée aux conditions locales et aux possibilités de travail locales. »

 


 

 


 

 

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